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Par Laurent D'ANCONA
Publié le 02/06/26 à 08:56 – Mis à jour le 02/06/26 à 09:02
Parties civiles dans ce dossier, la Ville de Marseille et plusieurs anciens employés obtiennent également des dédommagements allant jusqu'à 4 000 euros pour le préjudice subi.
/ Photo Gilles BADER
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Marseille
Le 5 novembre 2019, un an jour pour jour après le drame du logement indigne de la rue d’Aubagne, qui a causé la mort de huit Marseillais, Abdelkader Hadj Merabet adressait au procureur une lettre alarmante : « Locations illégales dans un immeuble en état de péril grave et imminent.«
Photos et documents à l’appui, ce propriétaire de la rue d’Anvers (4e) lançait l’alerte : en dépit de l’arrêté de péril frappant son immeuble, affiché dans la cage d’escalier mais déchirée, un certain David Bertin continuait à louer ses deux appartements situés au rez-de-chaussée à des touristes. Mais aussi, à employer des agents d’entretien sur place, également mis en danger.
« Dans le contexte de l’époque, la rue d’Aubagne était dans tous les esprits. On a ouvert une enquête préliminaire dès le lendemain de la réception de cette lettre », avait confié devant le tribunal correctionnel, le 4 mai dernier, le procureur adjoint du tribunal, Jean-Yves Lourgouilloux lors d’une audience consacrée aux multiples accusations portées contre David Bertin.
« On aurait pu avoir une partie de l’immeuble qui s’effondre avec des touristes espagnols, colombiens ou français s’il n’y avait pas eu ce grain de sable. C’est ce qu…
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