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Stéphanie Gallo Triouleyre
Publié le 04 mai 2026 à 15:30
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Pour certains alternants, la question du double logement représente un casse-tête économique.
Hannah Olinger – Unsplash
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24% des étudiants Bac à Bac +3 réalisant leurs études en alternance dans la Loire paient deux loyers simultanément : un logement près de leur lieu de formation, un autre près de l’entreprise qui les accueille. Pour les Bac+5, le ratio grimpe à 44%. Et 4 à 7% des alternants en études supérieures en paient même trois (les plus âgés d’entre eux notamment, avec déjà un logement familial).
Ces statistiques sont issues d’une enquête menée auprès de 500 alternants ligériens dans le cadre du programme CLEA – pour Connectons Les Espaces Alternants -, porté ces derniers mois par le bailleur social Alliade Habitat, le Medef Loire, la Fondation du Crédit Agricole Loire Haute-Loire et plusieurs écoles stéphanoises, dont principalement l’IRUP, l’ISTP et IOMI Business School, principaux pourvoyeurs d’alternants dans le département.
La problématique est valable partout en France, mais elle se cristallise plus particulièrement dans la Loire. Du fait, d’une part, de l’explosion plus prononcée qu’ailleurs du nombre d’alternants – celui-ci atteint désormais les 11.161 étudiants (soit 125% de plus qu’il y a 6 ans), contre +118% en moyenne nationale-, mais aussi du fait, d’autre part, du profil même de ces alternants.
Dans la Loire, 19% des emplois industriels sont en effet pourvus par des alternants (contre 11% au niveau national). Or, ces entreprises industrielles se situent évidemment rarement au cœur de la métropole stéphanoise, où se concentrent l’essentiel des formations en alternance.
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C’est pour pallier cette problématique, que le bailleur social se lance dans une expérimentation sur les trois prochaines années : proposer un mode d’habitat adapté aux besoins spécifiques des alternants. C’est-à-dire meublé, proche des lieux de formation, mobilisable à la semaine ou au mois via un système de réservation, avec un loyer de logement social (c’est-à-dire 30% inférieur en moyenne au marché privé).
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Stéphanie Gallo Triouleyre
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