Par LePoint.fr
Après la découverte du corps d’Agnès de Ligonnès et de ses quatre enfants, la maison familiale était sous haute surveillance en 2011.
La « maison de l’horreur » n’a pas encore trouvé preneur à Nantes, malgré l’annonce de sa vente il y a quelques jours. Lieu chargé d’histoire, qualifié ainsi depuis 2011 et l’assassinat de la femme et des quatre enfants de Xavier Dupont de Ligonnès, la demeure du numéro 55 boulevard Schuman a failli s’envoler pour près de 480 000 euros, rapportait Ouest-France. Finalement, c’est une mauvaise information diffusée au sein du réseau immobilier responsable de la transaction qui a trompé tout le monde, explique le quotidien régional. L’offre est de nouveau apparue, cette fois-ci sur le site Le Bon Coin, avec une petite remise, au prix de 440 000 euros.
C’est ici que les corps d’Agnès, 49 ans, et de ses quatre enfants, Benoît (13 ans), Anne (16 ans), Thomas (18 ans) et Arthur (20 ans), avaient été découverts. Ils étaient ensevelis sous la terrasse, dans des draps et des sacs de jute recouverts de chaux. Xavier Dupont de Ligonnès, le père de famille et principal suspect, est, lui, toujours en fuite.
La maison avait été achetée une première fois en 2015. À l’époque, le pavillon avait été cédé pour 260 000 euros à un couple qui a aujourd’hui eu la bonne idée de procéder à une rénovation complète pour faire grimper le prix. En janvier dernier, l’annonce immobilière proposant la maison à la vente avait fait parler d’elle du fait de son descriptif presque normal et légèrement glaçant. Sur le site de l’agence immobilière Nantaises, on pouvait lire : « Boulevard Schuman, maison ancienne rénovée avec goût, salon, séjour, cheminée, sur terrasse et jardin. »
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« Les occupants actuels partent sur un autre projet », détaille Katia Stocco, agente immobilière à Nantes. L’agence chargée du dossier a été contrainte de jouer la carte de l’honnêteté et de préciser le passé de la demeure, précisant qu’il était « obligatoire de faire part du massacre qui a eu lieu dans cette maison ».
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Quelques années après le drame, lors de la première vente en 2015, le prix, 260 000 euros, était bien en deçà du prix du marché. Si les curieux étaient nombreux, il avait fallu de longs mois pour que cette maison alors estimée à 450 000 euros trouve acquéreur. Les acheteurs de l’époque ont donc remis ce bien sur le marché, avec succès, en seulement quelques semaines.
Près de huit ans après le drame, on ignore toujours où se trouve Xavier Dupont de Ligonnès et ce qui s’est déroulé dans cette maison. De nombreuses pistes sont apparues afin de permettre aux enquêteurs de savoir ce qui est arrivé au père de famille, sans succès pour l’instant.
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