Paris n’est plus la locomotive du marché immobilier en matière de prix. Habituée à donner le «la» de la dynamique du secteur, la capitale est la seule grande ville française dont les prix moyens reculent depuis un an.
1. En Ile-de-France, la fièvre acheteuse des «Parisiens qui veulent fuir le béton»
2. A Paris, malgré une baisse des prix, le VIe dépasse les 15000 euros du mètre carré
3. Le Val-d’Oise très prisé des urbains en mal d’espace
4. Le Vexin n’est plus seulement une destination de week-end
5. A Chatou, les prix des maisons gonflent presque à vue d’œil
6. La cité Paris-Jardin à Draveil, un paradis prisé pour ses maisons de charme
7. Comment la ligne 11 a boosté les prix à Romainville
8. A Vaires-sur-Marne, entre ville et campagne, le prix des maisons poursuit sa hausse
9. A deux pas de Paris, à Asnières, les maisons se vendent à prix d’or
10. Arcueil, dopé par la Vache Noire, «n’est plus la ville-dortoir d’il y a quinze ans»
11. Dans l’Oise, un marché à saturation à Clermont
Entre septembre 2020 et septembre 2021, les prix moyens parisiens affichent une baisse de 1,5 % (à 10 451 euros/m2) en moyenne alors qu’ils progressent de 4,9 % au niveau national, selon le bilan dressé cette semaine par le site d’estimation en ligne Meilleurs Agents. C’est particulièrement visible en Île-de-France. « D’habitude, quand les prix parisiens augmentent, ceux de la région augmentent aussi et quand ceux de Paris baissent, la région suit le même mouvement, or c’est bien la première fois que ça n’a pas lieu », s’exclame Barbara Castillo-Rico, sa responsable des études économiques.
Autre symbole fort, la négociation des prix devient courante. Si près de la moitié des ventes (47 %) se faisait au prix affiché au premier trimestre 2020 selon Meilleurs Agents, seules 28 % le sont aujourd’hui… En revanche, l’enveloppe négociée (5 % en moyenne) reste la même. Faut-il s’attendre à voir les prix parisiens passer sous la barre des 10 000 euros le mètre carré ? « Cette perspective, qui reviendrait à perdre 5 % de plus, semble peu probable », balaie son directeur scientifique Thomas Lefebvre. « On n’en est pas là », rassure aussi de son côté Thierry Delesalle, président de la Commission conjoncture immobilière des notaires du Grand Paris qui doit publier ses chiffres ce vendredi.
« C’est une bonne chose que le marché parisien connaisse une pause, cela faisait au moins cinq ans qu’il progressait d’environ 5 % chaque année », souligne l’expert. Cette pause pourrait même être de courte durée. Un taux de chômage meilleur qu’escompté, des taux d’intérêt bas et le rebond de l’économie devraient au contraire soutenir la dynamique du marché. « Il ne faut pas oublier que Paris est la première région économique nationale », rappelle-t-il. Et de souligner que si l’été a été calme, « on enregistre depuis deux à trois semaines davantage de promesses de vente et on constate le retour de certains investisseurs particuliers français vers la pierre refuge ».
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