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Le marché locatif à Toulouse est sous tension début 2025 : pénurie de biens, envolée des demandes et retrait des passoires thermiques. Faut-il craindre une impasse durable pour les locataires ? Éléments de réponse avec le président de la Fnaim Garonne Gascogne, Sébastien Benet.
Quelle est la situation du marché locatif à Toulouse début 2025 ?
Il est pénurique et déséquilibré avec plus de demandes que d’offres, quels que soient les quartiers et les typologies de biens. C’est particulièrement vrai au centre-ville concernant les petites surfaces qui s’arrachent. Depuis le début de l’année le frémissement de la reprise des ventes ne se répercute pas encore sur le marché de la location. Par ailleurs en Occitanie, nous constatons au sein de la Fnaim que les locataires déménagent moins et c’est un signe fort du grippage du marché. Quant aux prix, ils ne flambent pas, mais dans notre réseau, ils ont quand même progressé de 3,8 % entre fin 2023 et fin 2024.
Depuis le 1er janvier 2025, les passoires thermiques classées G ne peuvent plus se louer. Quel impact cela a-t-il sur le marché locatif toulousain ?
Cela contribue à la pénurie de locations à Toulouse. On voit effectivement des bailleurs qui retirent leurs biens de la location et tentent de les vendre, sans toujours y parvenir, ou alors avec de fortes décotes. Au niveau national à la Fnaim nous estimons même que 42 % des propriétaires de logements classés G essayent de les vendre. L’autre effet, c’est que certains décident de louer leurs biens eux-mêmes, or ce marché de la location directe n’est pas toujours favorable aux locataires.
Toulouse est une ville tendue du point de vue de la location, pensez-vous qu’il faudrait y encadrer les loyers ?
Non, je ne le pense pas et d’ailleurs cela ne résoudrait pas le manque d’offres de locations. L’encadrement c’est, selon moi, le risque de développer un marché secondaire et de favoriser les marchands de sommeil. D’ailleurs on voit bien qu’à Bordeaux ou Montpellier, les loyers récemment encadrés, ont quand même continué de monter. À Toulouse le marché est déjà encadré par l’indice de régulation des loyers, c’est pourquoi ils ne flambent pas.
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