L’équipement de proximité a fait l’objet d’une violente mise à sac il y a quinze jours. C’est la seconde fois que l’établissement est la cible de vandalisme. Des actions concrètes vont devoir être menées pour une réouverture sans danger.
Les serrures sont fermées à double tours, voire vissées sur certaines entrées. Des blocs de béton empilés ont été installés devant les portes de service. La Maison de quartier Wilson s’est transformée en forteresse, à l’abri de toute intrusion. Et pour cause, depuis le 20 mars, l’espace « Louis Michel » est totalement fermé au public.
Plus aucun atelier, plus aucune manifestation culturelle ou sportive n’est organisée au sein de cette structure inaugurée en 2010 au cœur du quartier Wilson. Un quartier jugé « difficile ». Elle a été complètement saccagée par une bande d’un autre quartier. Et c’est même la seconde fois en moins d’un an que les lieux sont la cible de vandalisme.
En mars 2025, le rideau métallique avait déjà été dégradé. Une fermeture symbolique de 3 jours avait été décidée. Mais cette fois-ci, les dégâts sont décuplés. « Il y a eu une espèce de sauvagerie généralisée, ils ont tout saccagé. L’armoire informatique est détruite, les faux plafonds et les cloisons ont été arrachés. Le mobilier est cassé, c’est complètement dévasté », se désole Éric Raffin, le président de l’Association des maisons de quartiers de Reims (AMQR).
Le point d’orgue de ces actes de vandalisme répétés s’est déroulé le 19 mars dernier. Depuis ce jour, la maison de quartier est hors d’usage. Le lendemain, la fermeture de l’établissement au public était actée en toute discrétion, sans perte et fracas. Aucune manifestation n’a été organisée comme ça avait pu être le cas en mars 2025.
« C’est une façon de protéger le personnel. On a dépassé le domaine de l’inquiétude, ils vivent dans l’angoisse. On a pourtant une équipe de sept personnes solides et dévouées », souligne Éric Raffin. Pour l’heure certains sont en arrêt maladie et d’autres ont été affectés dans d’autres maisons de quartier en attendant une future réouverture. Car l’objectif est bien de remettre en état le site pour pouvoir rouvrir.
Le passage des experts est attendu dans les prochaines semaines pour chiffrer les dégâts. Mais ce n’est pas ce qui alarme le plus Éric Raffin. « On n’est pas découragé, la maison va rouvrir. Mais les acteurs du lien social doivent pouvoir bénéficier de conditions de sécurité suffisantes », martèle le président.
L’implantation de plusieurs nouveaux commissariats de quartier dans le programme du maire réélu Arnaud Robinet pourrait être une réponse. « Si le commissariat n’est pas trop éloigné, ça pourrait être une solution, il faut une permanence policière dans un périmètre très proche pour que ça fonctionne. Nous ne rouvrirons que lorsque la sécurité sera assurée », réitère Éric Raffin. Ce dernier doit rencontrer le premier édile avant la fin du mois pour évoquer les mesures possibles.
En attendant, une enquête a été ouverte pour retrouver la quinzaine de jeunes qui a procédé au saccage de la structure publique. Selon les dernières informations, il s’agirait de jeunes extérieurs au quartier Wilson.
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