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Après deux années de turbulences, le marché immobilier de l’Aveyron tente de retrouver son équilibre.
Après une décennie de croissance continue, le marché immobilier aveyronnais a connu un brutal coup d’arrêt entre 2022 et 2024. Et si la tendance semble se stabiliser, par de véritable reprise pour autant.
C’est en substance le message livré par Frédéric Cortes, président de la Chambre des notaires de l’Aveyron, lors de la présentation du dernier rapport sur la santé de l’immobilier dans le département.
« Après plusieurs années de baisse, le volume des transactions s’est stabilisé », observe Frédéric Cortes. Mais le président se garde bien de parler de relance : « La baisse a laissé des traces », prévient-il, évoquant la hausse persistante des taux d’intérêt et le coût élevé des rénovations, qui pèsent toujours sur les ménages – particulièrement les primo-accédants.
À Millau, les chiffres laissent entrevoir un léger rebond : le prix des appartements anciens atteint 1 630 €/m², soit une hausse de 6,1 %. Les maisons anciennes se négocient en moyenne à 218 700 € (+ 9,3 %), tandis que les terrains à bâtir, après une envolée de 30 % en cinq ans, reculent de 8,6 % pour s’établir à 71 300 €.
Rodez affiche une dynamique différente : le prix des appartements anciens baisse de 5,3 % pour s’établir à 1 960 €/m², et les terrains à bâtir chutent de 13,3 % à 83 300 €.
Un signe que l’écart entre prix de vente et capacité d’emprunt reste problématique. « C’est difficile, car les prix ne baissent pas assez », résume Frédéric Cortes. Dans le même temps, la hausse des loyers freine la capacité d’épargne, et le coût du neuf décourage de nombreux acheteurs.
Face à ce marché pour ainsi dire « grippé », la location-accession tire son épingle du jeu. À Millau, plusieurs programmes séduisent des acheteurs désireux de sécuriser leur projet. « Les clients se jettent dessus, car ils savent qu’ils ne perdront pas d’argent. C’est un vrai moyen d’accéder à la propriété », souligne le notaire Guillaume Lambert.
Son confrère Pierre Calmels confirme : « La location-accession permet de transformer un loyer en capital. » Deux opérations sont déjà en cours dans la cité du gant : 22 logements en Prêt Social Location-Accession (PSLA) à Beauregard, livrables fin 2027, et 92 logements sur la friche de l’Ayrolle, dont une partie en accession sociale, commercialisés par Cogedim.
Malgré les incertitudes économiques et politiques, l’immobilier conserve son statut de valeur refuge pour les Aveyronnais se félicite Frédéric Cortes. Lui qui entrevoit d’ailleurs quelques signaux positifs comme le retour du prêt à taux zéro et les mesures incitatives à l’achat prévues dans la dernière loi de finances. « Leurs effets restent à mesurer, mais ils pourraient redonner un peu d’oxygène au marché », conclut-il.
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