Alors que les projets d’agrandissement « vers le haut » de petites maisons ou de commerces se multiplient, une étude s’est intéressée aux conséquences de ces surélévations de bâtiments. L’opposition municipale demande la réalisation de ce genre de diagnostic pour chaque projet.
Face à la rareté de terrains pour créer de nouveaux mètres carrés, Paris entend continuer sa production de logements en se concentrant sur des surélévations. Pour croître en hauteur, sans ériger de nouvelles tours géantes désormais proscrites par les nouvelles règles d’urbanisme, les « dents creuses » — les bâtiments le plus bas coincés entre deux autres plus élevés — sont alors dans le viseur.
La majorité y voit une opportunité de construire des milliers de logements sans artificialiser les sols. Jacques Baudrier, l’adjoint (PCF) à la maire au logement, ambitionne de surélever 500 bâtiments par an. L’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) comptait d’ailleurs, en 2014, 11 000 immeubles surélevables, quand des professionnels du secteur rêvent de 3 millions de mètres carrés supplémentaires.
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