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Exit le littoral atlantique et ses prix devenus inaccessibles pour beaucoup d’acheteurs. Dans plusieurs territoires ruraux du Sud-Ouest, il reste encore possible, en 2026, de trouver une résidence secondaire à des niveaux de prix raisonnables
Les longues tablées sous les arbres, les week-ends au vert ou les vacances dans une maison en pierre continuent de faire rêver. Mais dans une partie du Sud-Ouest, la flambée immobilière de ces dernières années a profondément rebattu les cartes. Sur la Côte basque, le bassin d’Arcachon ou dans les villages les plus recherchés du Périgord noir, les maisons de caractère dépassent désormais largement les budgets des classes moyennes.
Résultat : les recherches se déplacent vers des territoires plus ruraux, moins exposés à la pression touristique, mais qui conservent une vraie qualité de vie. Depuis deux ans, plusieurs réseaux immobiliers spécialisés dans ce type de marché observent ainsi un retour de l’intérêt des acheteurs pour des secteurs longtemps restés à l’écart des fortes tensions immobilières.
Le nord de la Charente fait partie des zones régulièrement citées par les professionnels. Autour de Ruffec, Mansle ou Confolens, il reste possible de trouver des maisons anciennes avec jardin, parfois même avec dépendances, à des niveaux de prix inférieurs à 200 000 euros devenus rares ailleurs dans le Sud-Ouest. Les acquéreurs recherchent avant tout de l’espace, du calme et la possibilité de disposer d’une maison familiale sans viser les budgets du littoral atlantique.
Le même phénomène s’observe dans une partie du Lot-et-Garonne. Dans le Fumélois, autour de Monsempron-Libos, Cuzorn ou Sauveterre-la-Lémance, certaines maisons anciennes restent affichées à des prix encore accessibles, notamment lorsqu’elles nécessitent des travaux. Des biens avec terrain se négocient parfois bien en dessous des niveaux observés dans le Lot voisin ou dans les secteurs les plus touristiques de Dordogne.
Dans le nord de la Gironde, plusieurs communes autour de Blaye ou Saint-Ciers-sur-Gironde attirent aussi des acheteurs qui ne peuvent plus suivre les prix bordelais. À un peu plus d’une heure de Bordeaux, certains villages offrent encore des écarts importants avec la métropole, notamment pour les maisons anciennes avec terrain.
Même constat dans la Dordogne verte, autour de Nontron ou Piégut-Pluviers, où les agences voient revenir des acheteurs séduits par des maisons en pierre encore abordables. Plus au nord, certains secteurs ruraux de Haute-Vienne ou de Creuse, autour de Bellac, Le Dorat ou Aubusson, figurent encore parmi les marchés les moins chers du grand Sud-Ouest pour acquérir une résidence secondaire.
Plus discrète, la Soule attire également des acquéreurs séduits par le Pays basque intérieur mais découragés par les tarifs du littoral. Autour de Mauléon-Licharre, Tardets-Sorholus, Barcus ou Alos-Sibas-Abense, certaines anciennes fermes restent accessibles à condition d’accepter des travaux parfois importants et davantage d’éloignement des grands axes.
Si ces marchés ruraux offrent aujourd’hui parmi les dernières vraies opportunités pour acheter une résidence secondaire dans le Sud-Ouest sans disposer d’un budget conséquent, les professionnels appellent toutefois à la prudence. Les biens affichés à des prix attractifs cachent parfois des rénovations lourdes ou des contraintes sous-estimées au moment de l’achat. Toiture à reprendre, isolation inexistante, installation électrique vétuste ou assainissement non conforme : sur les maisons restées inhabitées pendant plusieurs années, les mauvaises surprises peuvent rapidement faire grimper la facture.
Dans certains villages très ruraux, les délais pour trouver des artisans rallongent également les chantiers. Les agents immobiliers conseillent ainsi de ne pas regarder uniquement le prix affiché. Le coût global du projet doit intégrer les travaux, les raccordements, l’entretien du terrain, mais aussi l’accessibilité du bien. Malgré ces précautions, ces territoires continuent de séduire des acheteurs qui privilégient avant tout l’espace, le calme et un environnement préservé. Pour beaucoup, il s’agit moins d’un investissement spéculatif que d’un projet familial à faire évoluer progressivement au fil des années.
>> Cet article est tiré du supplément Immobilier “Bonnes affaires” paru dans “Sud Ouest Week-end” du samedi 13 et dimanche 14 juin. Tous les articles sont à retrouver sur le site Internet à la rubrique Immobilier et sur le kiosque.
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