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Hamza n’a pas réussi à s’acclimater à sa nouvelle vie à Nantes. Lorsqu’il découvre par hasard que les acheteurs de son 38 m² sont sur le point de le remettre sur le marché, il saute sur l’occasion. Un retour en arrière qu’il juge salvateur avec du recul, bien que coûteux.
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ENTRETIEN EXCLUSIF
Propos recueillis par Aurélie Tachot pour Le Figaro Immobilier.
Hamza a quitté la région parisienne en 2022, suite à la crise sanitaire. Cela faisait plusieurs années que le chef de publicité, qui travaillait au sein d’une agence située en plein cœur du 16e arrondissement, réfléchissait à s’installer en province. "Le premier confinement est survenu au moment où je commençais à ne plus voir Paris en peinture ! Autant dire que je l’ai très mal vécu", se souvient-il. Comme beaucoup de cadres, Hamza profite de l’ère post-Covid pour négocier des jours de télétravail avec son employeur. En 2022, une fois cet avantage obtenu, il met ainsi en vente son appartement, situé dans le 12e arrondissement, proche de la Place de la Nation. Le bien, d’une superficie de 38 mètres carrés, est estimé par un agent immobilier au prix de 340 000 euros.
"C’est un appartement que j’avais acheté en 2015, grâce à l’argent laissé par ma grand-mère en héritage", explique le quadragénaire.
Trois visites plus tard, le Parisien a une offre entre les mains. Un couple de trentenaires a le coup de cœur pour son appartement et l’achète presque au prix, à 336 000 euros. Avec cette somme, Hamza rembourse par anticipation et sans frais le reste du prêt qu’il avait souscrit à la banque : soit 132 000 euros. En parallèle de ces démarches, Hamza organise son installation à Nantes, où il devient locataire. "Je connaissais cette ville car certains de mes amis y habitaient et je la trouvais bien située par rapport à Paris. Or, je savais que j’allais devoir faire des allers-retours en train plusieurs fois par semaine", raconte-t-il. En réalité, Hamza ne restera que deux ans et demi à Nantes.
"Pendant toute cette période, j’ai fait des allers-retours en train et ça m’a épuisé. Je me suis aussi rendu compte que je ne pouvais plus assister aux évènements de mes clients ou de mes amis le soir et que ça commençait à poser problème. Et la vie nantaise, quoiqu’agréable, était un peu trop calme pour moi, qui ai toujours vécu qu’à Paris…"
Dans sa tête, le quadragénaire passe alors par plusieurs phases : "Acheter un studio à Paris en guise de pied-à-terre, démissionner de mon poste, quitter Nantes…", énumère le cadre de 43 ans.
C’est finalement la dernière option qu’il choisit. "La première aurait été idéale mais je n’en avais pas les moyens. Comme j’aime beaucoup mon poste et que mes responsabilités sont grandissantes, j’ai décidé de faire machine arrière et de quitter la province – que j’avais idéalisée – pour me réinstaller à Paris", explique-t-il. En avril 2025, Hamza donne son préavis de départ à son propriétaire et mandate un agent immobilier parisien pour lui trouver un nouvel appartement, dans le même style que son précédent. "Lors de mes déplacements à Paris, je faisais quelques visites avec lui, mais rien ne me plaisait. J’avais en tête mon dernier appartement, que j’adorais et dans lequel j’avais mes repères. Je n’arrivais donc pas du tout à me projeter autre part", confie-t-il.
Hamza décide de reprendre contact avec les acheteurs de son ancien deux pièces via Linkedin. "Il était peu probable qu’ils soient vendeurs, mais il fallait que je reçoive un 'non' en bonne et due forme de leur part pour passer à autre chose !", explique-t-il. Hamza reçoit une réponse de la jeune femme, qui avoue être en pleine séparation avec son compagnon.
"J’apprends alors que le couple va mettre en vente l’appartement, car aucun des deux ne pouvait assumer seul. J’annonce d’emblée que je suis candidat pour le racheter."
Quelques jours après, l’appartement est de nouveau estimé par un professionnel. Le verdict tombe : 355 000 euros. "Sur le coup, c’est un peu la douche froide car, avec les frais de notaire, ça me portait l’opération à environ 380 000 euros. Comme j’avais un bel apport – suite à la vente de l’appartement trois ans plus tôt – je n’ai toutefois pas eu de mal à convaincre mon banquier de m'accorder à nouveau un prêt à un bon taux", confie-t-il.
Avec le recul, Hamza ne regrette pas d’avoir racheté son précédent appartement, malgré le coût de l’opération : en comparant le prix auquel il a vendu avec le prix de rachat augmenté des frais d’acquisition, l’écart est d’environ 45 000 euros, hors frais supplémentaires. "Le principal, c’est que je m’y sente bien, qu’importe si j’y ai laissé de l’argent. J’ai retrouvé mon appartement exactement comme je l’avais laissé. Aucun changement n’avait été fait par les anciens propriétaires. J’y habite aujourd’hui avec ma nouvelle compagne", conclut-il.
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