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Grenoble et son agglomération
mer. 08/04/2026
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Malgré un léger recul du marché, les abords immédiats du lac, réputés internationalement, attirent toujours une clientèle locale et nationale.
Classée régulièrement en tête des villes de France les plus agréables, Annecy, tout comme ses voisines situées sur le pourtour du lac éponyme, séduit de nombreux acquéreurs.
Passé l’engouement post-covid, les agents immobiliers locaux ont cependant ressenti la crise immobilière, avec un marché qui s’est tendu.
« Mais des acheteurs, il y en a », estime Camille Chavanel, de l’agence Propriétés du lac, avec des budgets moyens aux alentours de 800 000 €.
« Si le financement reste un sujet, nous sommes quand même sur des profils d’acquéreurs qui ont les fonds », précise-t-elle.
Secteur le plus recherché : la rive est du lac, avec notamment la commune du Veyrier-du-Lac ou encore celle de Menthon-Saint-Bernard.
Dans la première, les maisons se vendent entre 10 et 12 000 €/m², et peuvent monter jusqu’à 19 000 €/m² pour des biens exceptionnels, au bord de l’eau, avec des prestations haut de gamme, décrit Caroline Léger, de l’Agence du Parc.
À Menthon, il faudra plutôt compter entre 8 et 9 000 €/m². Dans le secteur d’Annecy-le-Vieux, très prisé également, les prix moyens sont plutôt aux alentours des 8 000 €.
Caroline Léger a ainsi récemment vendu une maison de 145 m² habitables à un couple d’une cinquantaine d’années, pour 1,650 million d’euros.
Sur la côte ouest du lac, les prix sont plus modérés, notamment en raison des contraintes d’ensoleillement, à Sevrier, par exemple. Cependant St Jorioz et Duingt commencent à séduire de plus en plus d’acheteurs.
« Il y a 20 ans, personne ne voulait venir à Duingt, se souvient Rudy Stocchi, gérant de Duingt Immobilier. Aujourd’hui, c’est en train de monter : les acquéreurs apprécient le petit village protégé, ses châteaux et ses commerces ».
Il a ainsi vendu récemment une maison au bord du lac, sur la commune, nécessitant d’importants travaux, pour 1,9 million d’euros.
« Si le financement reste un sujet, nous sommes quand même sur des profils d’acquéreurs qui ont les fonds », précise-t-elle. Photo Adobe Stock
« Certains vendeurs ont du mal à entendre que les prix de la bulle immobilière post-covid ne sont plus d’actualité », constate cependant Camille Chavanel. « Ils peuvent donc encore être très gourmands ».
Conséquence : certains biens ont aujourd’hui du mal à partir. Mais ceux au prix du marché peuvent trouver rapidement acquéreur, même si les agents immobiliers constatent des délais de vente un peu plus longs et des négociations plus présentes.
Parmi les acquéreurs : davantage de locaux qu’auparavant, principalement des familles, mais aussi des travailleurs frontaliers, surtout sur la rive est, plus proche de Genève, ou encore des retraités, qui recherchent généralement des appartements accessibles.
« Ils veulent être au calme, disposer d’un ascenseur, d’une terrasse et d’un garage », résume Caroline Léger. Les biens d’exceptions, eux, situés sur un marché à part, trouvent toujours des acquéreurs.
L’investissement Airbnb ne séduit plus
« Aujourd’hui, avec les restrictions mises sur la location de courte durée, les acquéreurs ont peur d’investir », prévient Rudy Stocchi, gérant de l’agence Duingt Immobilier.
En février dernier, la communauté d’agglomération a en effet instauré de nouvelles restrictions, limitant à une seule autorisation de meublé de tourisme par personne physique et morale, délivrée pour une durée de quatre ans.
Résultat : les actuels propriétaires ont tendance à se désengager. « Un ami disposait d’une douzaine de biens dans le secteur. Il n’en a gardé qu’un seul et a préféré investir ailleurs », poursuit l’agent immobilier.
Il oriente les investisseurs vers Faverges, qui n’est donc pas soumis aux mêmes mesures. « Pour le moment, le rendement est bon, mais on ne sait pas ce que cela va donner dans quelques années », prévient cependant Rudy Stocchi.