Immobilier : vaut-il mieux acheter que louer ?

Une acquisition se rentabilise en trois ans en moyenne, deux ans pour Reims, selon Meilleurtaux.com. Qu’en est-il à Troyes ? Éléments de réponse au Salon de l’immobilier.

Devenir propriétaires ou rester locataires ? La question se pose pour un grand nombre d’entre nous. D’après le récent comparatif du site internet réalisé dans 36 villes françaises, « l’achat se révèle plus intéressant que la location pour un bien de 70 m² après trois années de détention d’une résidence principale. Autrement dit, si une personne reste locataire plus de trois années de ce type de bien, la location devient une source de perte financière par rapport à l’achat. »
Des conclusions à nuancer selon les professionnels de l’immobilier aubois.
« Je ne sais pas à partir de quels critères se basent ces moyennes. Chaque cas est particulier. En fonction de l’acheteur comme de la ville. À Troyes, la situation n’est pas du tout la même qu’à Reims. Le marché immobilier local se stabilise depuis 2016 mais il faut également prendre en compte le développement économique. La sûreté de l’emploi est prépondérante pour le marché », commente Patricia Hanssens de Jouve immobilier.
Et Franck Mulley, courtier en crédit immobilier d’abonder : « Attention à la capacité de remboursement de l’emprunteur avant d’énoncer des généralités. Chaque cas particulier. »
Dans ce match, location versus achat, l’acquisition semble bénéficier d’un excellent dopant : le niveau des taux d’intérêt. Les professionnels reconnaissent que la faiblesse des taux d’intérêt observée actuellement joue en faveur de l’achat.
« Il n’y a pas plus rentable que l’immobilier actuellement. Les taux bas rendent l’achat plus rentable que la location, mais au contraire ils contribuent au manque d’attractivité de placements financiers alternatifs », explique Franck Mulley.
Autre point d’achoppement : la revente. Les marchés immobiliers des villes moyennes se sont effondrés en France.
À titre d’exemple, les prix de l’immobilier ont chuté de 18,3 % à Perpignan, de 17,4 % au Havre et de 15,7 % à Limoges ces dix dernières années.
Dans ce contexte, difficile de faire une plus-value sur la revente. D’ailleurs selon les courtiers en immobiliers, « le marché troyen n’a jamais été aussi avantageux, 1 250 € le m², c’est bien au-dessous de la moyenne nationale de 2 600 € et bien au-dessous des agglomérations de même étendue. »
Pour les professionnels de l’immobilier, le calcul est simple, si l’on réside moins de cinq ans dans un même lieu, il vaut mieux louer. L’achat paye sur le long terme.
« Aujourd’hui, quelqu’un qui a décidé de s’établir à Troyes et d’y demeurer a tout intérêt à acheter », affirme Patricia Hanssens. Même constat pour Franck Mulley : « Aujourd’hui, il vaut mieux acheter que louer sauf si on n’a pas le projet de rester à long terme. »
En résumé, il est préférable d’acheter sa résidence principale au-delà de trois années d’occupation en moyenne.
Dernier conseil des professionnels aubois : « Il ne faut pas uniquement prendre comme critère le prix d’achat car sur la durée la fiscalité peut peser très lourd alors que la taxe d’habitation est appelée à disparaître ou tout du moins à diminuer. La taxe foncière peut peser lourd sur le long terme. »
 
Le Salon de l’immobilier de Troyes a ouvert ses portes vendredi, à l’Espace Argence.
Une quarantaine de professionnels locaux de l’immobilier participe à cette quatrième édition du Salon de l’immobilier jusqu’au 15 avril inclus.
Près de 2200 visiteurs sont attendus pour prendre conseils, financer et acquérir un bien ou assister à des conférences animées par des professionnels.
>>> http://www.salonimmobilier-troyes.fr/
 
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Les notaires de l’Aube ont dévoilé vendredi après-midi leurs chiffres de l’immobilier pour l’année 2017. Après cinq années de baisse, le prix des appartements anciens a enfin rebondi de 4 %. « On avait atteint un plancher en dessous duquel il devient difficile de descendre, analyse Me Philippe Jonquet de la chambre interdépartementale des notaires. C’est probablement le moment d’acheter. Vous pouvez difficilement faire une mauvaise affaire. » Sur cinq ans, les prix restent en recul de 10 % et même de 15 % sur 10 ans. Des niveaux de prix très bas qui s’expliquent aussi par la faible qualité des appartements anciens. « Le plus souvent, il faut prévoir des travaux », précise d’ailleurs Me Jonquet. Travaux, si l’on est investisseur, que l’on peut toutefois déduire de ses impôts, ce qui permet d’arriver, au final, à de belles rentabilités.
Pour les maisons anciennes, le marché, en 2017, a été plutôt stable avec une hausse des prix de 2,5 %. Le prix médian s’affiche ainsi à 129 400 €. Un prix là aussi très raisonnable. Tous les chiffres seront détaillés mardi dans notre journal de l’économie.
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