Le marché immobilier reprend des couleurs : certains biens se vendent plus vite, mais la reprise reste inégale selon les villes.
Le marché immobilier montre enfin des signes de redémarrage. En mars, les prix ont légèrement augmenté de 0,3 % à l’échelle nationale, marquant un premier retournement depuis le début de l’année, selon les données du baromètre SeLoger/Meilleurs Agents. Cette reprise s’explique en grande partie par la détente progressive des taux d’intérêt, en recul d’un point depuis janvier 2024. Résultat : les acheteurs disposent de 7 % de pouvoir d’achat en plus en un an, ce qui redonne un coup d’accélérateur aux transactions. La demande, particulièrement dynamique dans les dix plus grandes villes, a bondi de 16 % sur douze mois, tandis que l’offre, elle, s’est contractée de 7 %, créant un déséquilibre favorable à une remontée des prix. Rien n’est encore joué, mais le marché semble vouloir reprendre son souffle.
Les acheteurs reviennent, et ça se voit. En ce printemps 2025, les logements trouvent preneur plus vite qu’il y a un an, un signe tangible d’un marché en train de se réactiver. Moins d’hésitations, plus de visites, des offres qui tombent plus rapidement : les délais entre la mise en ligne d’une annonce et la signature d’un compromis raccourcissent dans une majorité de grandes villes françaises.
À Paris, malgré un prix au mètre carré toujours vertigineux (9 418 euros en avril) les biens se vendent désormais en 75 jours en moyenne, contre 78 en janvier. Une baisse modeste, mais révélatrice. À Montpellier, la tendance est encore plus marquée : la préfecture de l’Hérault voit son délai de vente reculer de dix jours depuis janvier, pour s’établir à 80 jours. Les acheteurs n’attendent plus, et les vendeurs commencent à en profiter.
Dans de nombreuses villes, le sablier s’accélère. En avril 2025, le temps moyen pour conclure une vente immobilière s’est raccourci ou stabilisé, confirmant une tendance à la reprise plus fluide, partage Capital. À Quimper, les biens se vendent désormais en un peu plus d’un mois, contre six semaines en janvier. Même à Grenoble, où l’attentisme était plus marqué, les délais s’affichent dans des proportions raisonnables. D’autres villes comme Caen, La Rochelle ou Dijon amorcent un retour progressif à un rythme plus dynamique. Certaines surprises émergent : à Nîmes, par exemple, les ventes s’accélèrent spectaculairement, avec 24 jours de moins pour finaliser une transaction depuis janvier.
La tendance ne devrait pas s’arrêter là. À Bordeaux, Toulouse et Strasbourg, la demande explose : +33 %, +27 % et +24 % d’acheteurs en un an selon SeLoger/Meilleurs Agents. La pression du marché devrait ainsi continuer à raccourcir les délais de vente dans les prochaines semaines. Même dans des villes où le recul reste timide comme Lyon, Marseille ou La Rochelle, l’érosion du temps de vente, même minime, témoigne d’un regain d’intérêt qui pourrait bien s’amplifier à mesure que les taux restent bas.
Alors que la majorité des grandes villes voient leurs délais de vente se raccourcir, quelques poches de résistance persistent. Dans certains territoires, les acheteurs se font toujours désirer, et les biens peinent à changer de mains. À Cannes, il faut désormais compter 97 jours en moyenne pour conclure une vente, deux de plus qu’en début d’année.
D’autres villes affichent des évolutions plus marquées. Brest allonge ses délais de dix jours, Le Mans prend quinze jours de plus, et Angers enregistre également un léger recul. Si la tendance générale est à l’accélération, ces contre-performances rappellent aussi que la reprise reste inégale, portée par des dynamiques locales parfois plus lentes à se remettre en mouvement.
Inscrivez vous à notre newsletter pour recevoir tous nos conseils au quotidien pour vos travaux, votre projet réno ou pour connaître nos partenaires de choix.
Retrouvez tous nos contenus et conseils pour l’entretien et le développement de votre jardin