Au port Camille-Rayon de Golfe-Juan, les couchers de soleil dorent les coques des yachts, les terrasses s’animent au son des verres qui s’entrechoquent et, à la nuit tombée, de petites silhouettes grises filent le long des quais. C’est une habituée des lieux qui a soulevé le problème.
« Cela fait 30 ans que je passe mes étés à Golfe-Juan et c’est la première fois que je tombe sur ces rats. Ils sortent des poubelles qui dégoulinent à l’arrière des restaurants. J’en ai vu le long des yachts et sur la petite aire réservée aux chiens à l’entrée… », témoigne Béatrice.
Une image qui contraste avec le standing du lieu et qui a pu inquiéter certains visiteurs.
Comme partout où l’activité humaine est dense – et où la chaleur tape fort, diraient aussi les propriétaires de maisons avec jardins – les rats trouvent sur le port Camille-Rayon une source de nourriture facile: restes de repas jetés, poubelles mal fermées, miettes tombées des terrasses.
Les abris naturels, entre les rochers et les infrastructures portuaires leur offrent un terrain idéal pour prospérer. « Le problème n’est pas unique à Golfe-Juan, rappelle un restaurateur. Tous les ports de la région y sont confrontés. »
La direction du port et la communauté d’agglomération Sophia Antipolis confirment. Même si elles s’accordent à dire, comme beaucoup d’ailleurs cet été, qu’il y a plus de rats que d’habitude, elles assurent qu’elles regardent le problème de près.
« Nous avons mis en place des traitements visant à écarter les rats. Ils sont réalisés régulièrement, assure le Port. Nous passons une fois par jour pour vider les poubelles et nous avons demandé qu’elles soient davantage nettoyées car souvent elles ne l’ont pas été depuis longtemps… »
Au-delà de la nuisance visuelle et sanitaire, la question touche à l’image du port, symbole de luxe et de détente. Mais elle renvoie aussi à un enjeu plus large: le rapport aux déchets.
Car les rats ne sont pas attirés par hasard. Ils révèlent les failles de la gestion quotidienne et rappellent qu’au cœur même d’un décor de carte postale, la propreté reste un défi collectif.
« J’espère que le problème se résoudra rapidement car il nous met aussi en insécurité: l’urine des rats peut transmettre plusieurs maladies et la réaction de panique qu’ils provoquent lorsqu’on les aperçoit peut nous amener à faire n’importe quoi: moi j’ai traversé précipitamment la route nationale. Vous imaginez un enfant? », insiste Beatrice.
Avec la baisse des températures et l’attention appuyée des autorités, cette population non désirée devrait diminuer.
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