L’évacuation d’un nouvel immeuble, en raison du risque d’effondrement ce mercredi 9 avril en plein cœur de Toulouse (Haute-Garonne) n’est pas sans conséquences. Il faut penser au relogement des habitants. Mais ce sont aussi des commerces impactés. Et cela risque de durer plusieurs mois.
Avec la mise en péril d’un nouvel immeuble en centre-ville de Toulouse, plusieurs commerçants ont dû fermer leurs portes. Une perte sèche, qu’il faut désormais surmonter. Heureusement, des solutions existent.
Le restaurant indonésien ne devrait pas rouvrir ses portes avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Il se situe au rez-de-chaussée de l’immeuble, qui menace de s’effondrer au 11 rue des Filatiers. Au lendemain de l’évacuation, les autres commerces du quartier ont pu reprendre leur activité. C’est le cas de ce restaurateur.
Depuis bientôt 4 ans des immeubles au centre de Toulouse sont frappés d’un arrêté de péril imminent rue des Filatiers. L’action de la municipalité est inefficace et les immeubles voisins menacent aujourd’hui de s’effondrer.https://t.co/iG87Mla2kY
« Pour moi, c’est un soulagement, mais je suis quand même de tout cœur avec mon collègue juste à côté », témoigne Hervé-Vincent Bah. « Le bâtiment est quand même inutilisable pour l’instant« . Et quand on lui demande s’il se doutait du danger dans cet immeuble contigu au sien, il répond : « Non, on ne se doutait pas du tout ».
À Toulouse, de nombreux bâtiments, souvent du 18ème siècle, présentent des signes de fragilité. Quand ils sont évacués, des commerces sont parfois obligés de cesser leur activité. Deux restaurants sont ainsi restés fermés plus de trois mois après l’effondrement d’un immeuble rue Saint-Rome.
Evacuations en série d’immeubles fragilisés à Toulouse

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Si la municipalité ne peut pas aider financièrement ces établissements privés, elle sert de relais avec les syndics et le tribunal de commerce : « Le tribunal de commerce a la capacité, par des procédures de sauvegarde, de suspendre les loyers, les créances, les emprunts », explique Olivier Arsac, en charge de la vie économique à la mairie de Toulouse.
« Ça permet aux commerçants, touchés par une fermeture préventive face au risque d’écroulement, de retrouver un peu d’aisance financière », poursuit-il. « Voilà, c’est notre manière d’accompagner ces commerçants dans la difficulté, même si financièrement, on n’a pas la capacité, juridiquement parlant, de les aider par un apport d’argent pour surmonter la mauvaise passe dans laquelle ils sont. »
La municipalité peut également aider au relogement, pour que l’activité des commerçants impactés puisse reprendre au plus vite.
Un an après l’effondrement de l’immeuble de la rue Saint-Rome à Toulouse, un audit, mené par la municipalité sur le bâti ancien, estime qu’à ce jour, « 150 immeubles sont fragilisés » dans l’hypercentre. Le phénomène touche aussi d’autres villes d’Occitanie.

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