Le plan Logement d’abord a pour ambition de réduire significativement le sans-abrisme en privilégiant l’accès direct à un logement pour les personnes en grande précarité.
Le Logement d’abord repose sur plusieurs grands principes considérant le logement comme un droit de l’homme, la nécessité d’un accompagnement global sans coercition, avec l’adhésion des personnes. Dans la philosophie du Logement d’abord, l’accompagnement est décorrélé du logement et on ne présuppose plus de la « capacité à habiter » d’une personne.
Cofinancé par l’Etat et la collectivité, le plan Logement d’abord permet une réponse innovante pour l’accès au logement des personnes en grande précarité dans un contexte de saturation des dispositifs d’hébergement et de fortes tensions sur le logement social.
S’inscrivant dans un cadre national, chaque territoire de mise en œuvre accélérée du Logement d’abord décline des actions mobilisant de nombreux partenaires institutionnels, associatifs, bailleurs, etc.
Pour la mise en œuvre locale du second plan Logement d’abord (2023-2027), Montpellier Méditerranée Métropole et la DDETS ont défini 5 grandes orientations :
Convaincue qu’il faut connaître pour pouvoir agir, La Métropole souhaite pouvoir mieux documenter la situation de sans-abrisme sur son territoire, comprenant les personnes à la rue, en squat et en bidonville. 
Dans la suite du travail de préfiguration, l’ambition pour ce second plan Logement d’abord est notamment la mise en œuvre d’un observatoire local du sans-abrisme.
Ambitieuse, la programmation de logements très sociaux de la Métropole, attributaire des aides à la pierre, sera mise au service du second plan Logement d’abord. L’objectif fixé d’ici 2027 est notamment de financer 11 nouvelles résidences sociales réparties sur le territoire métropolitain ainsi que de doubler le nombre d’opérations en maîtrise d’ouvrage d’insertion.
Le pari d’un accès direct au logement pour les personnes sans-abris peut être remporté lorsque des moyens nécessaires sont mobilisés pour accompagner les personnes au plus proche de leurs besoins et temporalité. C’est tout l’enjeu du dispositif Bail d’abord qui est mis en œuvre depuis 2019 dans la Métropole, qui mobilise un accompagnement renforcé, global, modulable.
Développé dans le parc public grâce à la mobilisation des bailleurs sociaux, l’objectif pour le second plan Logement d’abord sera de consolider ce dispositif et de l’élargir au parc privé en mobilisant l’agence immobilière à vocation sociale (AIVS) qui a été relancée ces derniers mois.
Par ailleurs, les besoins d’accompagnement sur les questions de santé physique et mentale sont forts. Des efforts particuliers seront donc déployés pour favoriser les synergies entre les secteurs social, sanitaire et médico-social et proposer des réponses d’accompagnement adaptées aux besoins des publics.
Les parcours de vie difficiles des personnes sans-abris ne s’arrêtent pas une fois que la personne intègre un logement. Un travail de prévention et d’orientation vers le droit commun doit être réalisé au quotidien afin de prévenir les ruptures de parcours. 
Très concrètement, cette orientation pourra se traduire par exemple par la poursuite des actions de prévention des troubles du voisinage menées jusqu’alors, en vue d’une insertion durable des personnes et le développement du vivre ensemble.
Depuis 2018, la Métropole s’est employée à fédérer de nombreux acteurs collectivement engagés pour la mise en œuvre de cette politique volontariste qu’est le Logement d’abord. Un important travail d’animation et de suivi a été conduit afin d’assurer la cohérence et la complémentarité des actions développées. 
Ancrer la philosophie et les pratiques du Logement d’abord est un enjeu important du second plan.
91 ménages accompagnés en 2022 sur signalement des bailleurs et 384 ménages accompagnés par la plateforme accès aux droits liés à l’habitat (ADLH)
Un poste dédié pour l’animation du plan
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