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Sofia Benlemmane, suivie par plus de 300 000 personnes sur les réseaux sociaux, a été condamnée mardi à Lyon à neuf mois de prison avec sursis pour avoir proféré des menaces de mort contre des opposants au régime algérien sur les réseaux sociaux.
Pour Me Frédéric Lalliard, l’avocat de Sofia Benlemmane, sa cliente n’a pas commis d’infraction pénale. Photo AFP/Jean-Philippe Ksiazek
Sofia Benlemmane, cette influenceuse franco-algérienne avait été interpellée début janvier dans le cadre d’une enquête sur des vidéos haineuses en ligne.
Comme le rapporte Le Progrès, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné l’influenceuse à neuf mois de prison avec sursis pour avoir proféré des menaces de mort contre des opposants au régime algérien sur les réseaux sociaux. Sofia Benlemmane a aussi été condamnée à 200 heures de travail d’intérêt général. Le tribunal a également ordonné la suspension pendant six mois de ses accès à TikTok et Facebook.
Elle était poursuivie pour « provocation à commettre un crime ou un délit », « menaces de mort par image », « injure publique en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre » et « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».
Suivie sur TikTok et Facebook par plus de 300 000 personnes, la quinquagénaire avait notamment insulté lors d’un direct en septembre une autre femme, en lui lançant « nique ta mère toi et ta France », « j’espère que tu seras tuée, j’espère qu’ils vont te tuer ». Cette ancienne joueuse de football avait déjà fait parler d’elle en 2001 quand elle avait été condamnée à sept mois de prison avec sursis et trois ans d’interdiction de stade pour avoir pénétré sur la pelouse du Stade de France avec un drapeau algérien lors d’un match amical France-Algérie.
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Son avocat, Me Frédéric Lalliard, avait conteste toute infraction pénale dans les propos qui sont reprochés à la jeune femme, même s’ils « peuvent irriter ou choquer ».
Si elle s’est opposée fermement au pouvoir en place à Alger il y a quelques années, son discours a depuis radicalement changé et elle affiche désormais un soutien au gouvernement actuel. Depuis début janvier, en plus de Sofia Benlemmane, cinq autres influenceurs algériens étaient visés par des procédures en France pour des propos haineux, visant souvent des opposants au gouvernement algérien, dans un contexte de tensions diplomatiques entre Paris et Alger.
> Lire l’article complet sur Le Progrès