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Par Christelle CARMONA
Publié le 11/09/25 à 14:04
La friche de l'usine Legré-Mante (8e), où étaient produits de l'acide sulfurique et tartrique, doit être dépolluée par son propriétaire, Ginkgo, avant tout projet immobilier.
/ Photo Gilles Bader
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Marseille
Le long de l’avenue de la Madrague-de-Montredon (8e), les projets de réhabilitation de la friche industrielle se suivent avant de tous couler à pic. Le dernier en date, porté par Constructa et Ginkgo, a pris l’eau en 2024 lorsque le tribunal administratif saisi par un collectif de riverains et d’associatifs a retoqué les permis de construire.
Les plans élaborés depuis sept ans qui dessinaient quelque 300 logements aux portes des calanques ont été rejetés par la juridiction pour cause de « non-respect de la loi Littoral« . Reste la problématique de cette pollution historique aux métaux lourds présente dans tout le secteur entre Mont-Rose et Callelongue.
Sur cette parcelle de 8 hectares se sont succédé depuis le XIXe siècle une usine de traitement de plomb, de zinc et de fabrication de soude (fonderie Hilarion Roux) puis un site de production d’acide sulfurique et d’acide tartrique (Legré-Mante) fermé définitivement en 2009.
« Les résidus des activités de l’usine ont laissé des niveaux de concentration jusqu’à 500 fois supérieurs aux seuils d’alerte pour 35 polluants, parmi lesquels du plomb, de l’arsenic, du mercure, du cadmium, du zinc, de …
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