Connectez-vous ou créez un compte
Pour pouvoir enregistrer un article, un compte est nécessaire.
Edition du Soir Meurthe-et-Moselle
jeu. 17/04/2025
Si vous voyez ce champ, ne le remplissez pas
L’Est Républicain, en tant que responsable de traitement, recueille dans ce formulaire des informations qui sont enregistrées dans un fichier informatisé par son Service Relations Clients, la finalité étant d’assurer la création et la gestion de votre compte, ainsi que des abonnements et autres services souscrits. Si vous y avez consenti, ces données peuvent également être utilisées pour l’envoi de newsletters et/ou d’offres promotionnelles par L’Est Républicain, les sociétés qui lui sont affiliées et/ou ses partenaires commerciaux. Vous pouvez exercer en permanence vos droits d’accès, rectification, effacement, limitation, opposition, retirer votre consentement et/ou pour toute question relative au traitement de vos données à caractère personnel en contactant lerabonnement@estrepublicain.fr ou consulter les liens suivants : Protection des données, CGU du site et Contact. Le Délégué à la Protection des Données personnelles (dpo@ebra.fr) est en copie de toute demande relative à vos informations personnelles.
L’édition du soir en numérique dès 21h30 Le journal en numérique dès 5h Accédez à tous les contenus en illimité
Edition du Soir Meurthe-et-Moselle
jeu. 17/04/2025
Retrouvez tous nos contenus et notre journal en numérique
Téléchargez gratuitement l’app
Selon une étude, les villes secondaires continuent de séduire grâce à un bassin d’emploi dynamique et un pouvoir d’achat immobilier avantageux.
Les villes d’Orléans et Rouen, qui occupaient les deuxième et troisième places l’année dernière, reculent cette année à la sixième et quatrième places. Photo Adobe Stock
Selon l’Insee, le taux de chômage atteint désormais 7,4 % de la population active en France. Un chiffre en hausse.
Même si la détente sur les taux de crédit est bien réelle, devenir propriétaire n’est pas toujours chose aisée. À cela s’ajoute un marché locatif tendu dans de nombreuses villes.
Mais dans ce contexte, certaines cumulent le double avantage d’offrir à la fois un logement accessible à l’achat, en fonction des salaires proposés, et des opportunités d’emploi, d’après le sixième baromètre* du courtier en prêts Meilleurtaux et du site de recherche d’emploi Meteojob.
Dans le classement des villes les plus attractives pour travailler et se loger, Mulhouse conserve cette année encore sa première place.
Elle se démarque avec un salaire média net mensuel attractif (2 187 €) et un marché de l’emploi dynamique (avec une proportion de CDI de 9 % pour 100 habitants).
Côté immobilier, pour un budget d’un peu plus de 130 000 €, il est possible d’acquérir 98 m² à Mulhouse. Metz et Perpignan font leur entrée dans le classement, occupant respectivement les deuxième et troisième places.
Ces deux villes se distinguent par une augmentation significative de leurs offres d’emploi : une hausse de 5 000 offres par rapport à 2024.
« Les villes secondaires continuent de séduire grâce à un bassin d’emploi dynamique et un pouvoir d’achat immobilier avantageux, en cohérence avec les salaires proposés », souligne l’étude. « Par exemple, Metz affiche la proportion de CDI la plus élevée (56 %), tandis que Perpignan offre des salaires supérieurs à ceux de Nice ou Marseille, tout en proposant un prix au m² jusqu’à 2 à 2,7 fois moins élevé. »
Les villes d’Orléans et Rouen, qui occupaient les deuxième et troisième places l’année dernière, reculent cette année à la sixième et quatrième places.
Cette chute s’explique par une diminution notable de la part des CDI disponibles. Orléans voit par exemple son nombre total d’offres d’emploi baisser (passant de 8 % en 2023 à 6 % en 2024).
Après avoir perdu quatre places en 2023, Grenoble conserve sa huitième place. Photo Adobe Stock
Néanmoins, ces deux villes restent attractives : les salaires nets mensuels y sont supérieurs à ceux de Nice ou Marseille, et le pouvoir d’achat immobilier y est meilleur.
Les villes de Paris, Nice et Marseille occupent à nouveau les dernières places, pénalisées par leurs prix immobiliers élevés.
Même si Marseille reste à la même place que l’année dernière dans le classement, son score remonte légèrement grâce à l’augmentation des offres d’emploi (3 %, contre 2,8 % en 2023).
Après avoir perdu quatre places en 2023, Grenoble conserve sa huitième place. Le niveau de l’emploi s’améliore avec un pourcentage d’offres en CDI pour 100 habitants qui passe de 6 à 7 % en 2024.
Le prix de l’immobilier au m² est en baisse (2 704 €, contre 3 035 € en 2023). Ainsi, le nombre de m² accessibles augmente de 40 m² à 53 m² cette année.
« Les villes qui chutent dans le classement comme Tours et Saint-Étienne le font en raison de l’évolution baissière des CDI disponibles », explique Maël Barnier. Photo Adobe Stock
Des villes remontent dans ce sixième baromètre. C’est notamment le cas de Dijon qui arrive à la cinquième place, soit un gain de cinq places par rapport à 2023.
À seulement deux heures en moyenne de Paris, elle propose un salaire médian net supérieur de 2 226 € avec 51 m² de surface accessible et 8 % de CDI pour 100 habitants.
Nîmes, bien qu’en dehors du Top 10, grimpe de la 26ᵉ à la 14ᵉ place.
À l’inverse, Tours dégringole de la sixième à la 15ᵉ place, tout comme Saint-Étienne et Caen, qui passent respectivement de la quatrième à la septième place et de la septième à la 10ᵉ place.
Besançon, qui avait gagné neuf places en 2023, se retrouve à la 13e place, alors qu’elle était auparavant à la 11e.
On peut y acquérir un 49 m² (mieux que l’année dernière avec 42 m²), mais l’offre d’emploi (6 %) est moins élevée qu’à Dijon par exemple.
Lyon passe de la 18e à la 24e place et l’offre en CDI pour 100 habitants de 7,3 à 6 %. Le prix au m² est le quatrième plus cher de France (4 603 €, en baisse).
Cela permet aux Lyonnais de gagner 8 m² de pouvoir d’achat immobilier (31 m², contre 23 m² en 2023). Strasbourg perd une place, passant de la 17e à 18e.
Elle propose 6 % d’offres en CDI pour 100 habitants, contre 6,50 % en 2023. Le prix au m² évolue à la baisse (3 715 €, contre 4 179 € en 2023), mais le salaire médian net mensuel augmente (2 204 €, contre 2 064 €).
Si les Strasbourgeois pouvant s’offrir 27 m² il y un an, ils gagnent 9 m² en 2024 (36 m²). « Les villes qui chutent dans le classement comme Tours et Saint-Étienne le font en raison de l’évolution baissière des CDI disponibles (6 % dans la première, contre 7,2 % l’année dernière, et 4 % dans la seconde, contre 4,5 %) », explique Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.
* Trois données sont prises en compte dans l’étude : emploi, salaire et logement. Elle mesure ainsi le nombre d’offres d’emploi en CDI rapporté au nombre d’habitants, ainsi que le pouvoir d’achat immobilier. Celui-ci est calculé à partir du salaire net médian dans chaque ville, des taux d’intérêt pratiqués et du prix de l’immobilier