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Devenue la deuxième ville la plus chère de France, Bordeaux a connu une hausse de son prix au m² de plus de 40% en 10 ans dont 15% rien que sur l’année 2017. Fin 2018 marquait le retour à la normale du marché. Alors que toutes les autres villes voient encore leurs prix de marché augmenter, celui de Bordeaux tend à baisser, du fait du réajustement du marché.
Bordeaux a beaucoup fait parler d’elle avec l’augmentation de son immobilier. « L’aboutissement de la rénovation de la ville par Alain Juppé et la venue de la LGV explique cette hausse », confie Jurgi Aramburu, co-responsable de la transaction chez Oralia Lapierre des Deux Rives, agence membre de l’UNIS Aquitaine. « Malgré cela, 2018 a connu une légère accalmie au niveau des prix même si certains quartiers ne sont pas concernés. En effet, Le Triangle d’Or, Saint Seurin ou les Chartrons sont des quartiers qui restent très prisés où les prix continuent de s’envoler ».
À noter également, une baisse du volume des ventes sur l’ensemble du territoire français en 2018 et Bordeaux n’y a pas dérogé. Cela dit « nous constatons que, contrairement aux autres villes, le délai moyen de vente dans la capitale girondine a augmenté. Ceci s’explique par la faible marge de négociation entre le prix initial de vente et le prix constaté lors de la signature du compromis. Cependant, le marché immobilier bordelais reste très fluide », explique Mathieu Caillaud, co-responsable de la transaction chez Oralia Lapierre des Deux Rives, agence membre de l’UNIS Aquitaine.
L’immobilier à Bordeaux connaît une légère baisse des prix au m² mais cela reste difficile de prédire la tendance pour 2019. Cependant, « plusieurs indicateurs laissent entendre que l’année va continuer sur le même dynamisme que les années précédentes mais à un rythme plus modéré. Les deux prochains trimestres montrent que les taux d’emprunts restent au plus bas. La dernière loi en date, la loi Elan, ne présente aucun impact négatif. De plus, la ville reste très attrayante avec plus de 2 000 nouveaux habitants chaque année », poursuit Jurgi Aramburu.
Le marché bordelais reste assez tendu. Il est toujours délicat de louer puisque l’offre ne suit pas la demande. « Les locataires, dans le doute de ne pas retrouver d’appartement en 1 mois préfèrent avoir un appartement avant de déposer leur préavis. C’est en parti pour cela que l’ouverture du marché ne se fait pas. Les Air BnB posent également problème puisque de nombreux propriétaires préfèrent passer par ce type de plateforme, étant donné que pour 120 nuitées déclarées, environ 20% de rentabilité supplémentaire est ajoutée. Aujourd’hui, certaines agences immobilières se retrouvent avec environ 50 locations de moins qu’auparavant. Ce qui représente une baisse allant de 15% à 35% selon les agences » conclut Mathieu Caillaud.
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