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Un très léger vent d’optimisme a soufflé lors de la présentation des derniers chiffres de l’Observatoire de l’immobilier du Sud-Ouest (Oiso), grâce à un rebond sur le nombre de logements autorisés : 5 382 à fin juillet 2025, contre 5 992 pour toute l’année 2024. Si la dynamique se poursuit, le chiffre pourrait atteindre 9 226 unités en fin d’année. Même tendance pour les logements dont les travaux ont démarré : 4 945 prévus pour la fin 2025, contre 3 423 en 2024. « Il y a eu une accélération en début d’année, qui risque de se calmer en raison de l’échéance des élections municipales », tempère toutefois Christophe Duportal, le président de l’Oiso.
Les ventes, elles, ont tendance à se stabiliser avec un recul moins marqué (- 4 %) sur les trois premiers trimestres 2025, comparés à la même période en 2024. Un phénomène qui n’est pas lié à l’investissement locatif puisque les investisseurs ont tendance à disparaître du marché : leur part dans le total des ventes a reculé de 24 points sur un an, tombant à 11 % au troisième trimestre 2025. C’est notamment l’arrêt au 1er janvier 2025 du dispositif de défiscalisation instauré par la loi Pinel qui a fait fortement baisser ce chiffre. Le président de l’Oiso estime par ailleurs qu’avec un prix moyen de 4 865 euros/m2, le rendement locatif n’est pas attractif. En comparaison, Toulouse Métropole a réalisé 34 % de ses ventes à des investisseurs au dernier semestre.
Les transactions reposent désormais majoritairement sur les logements aidés, notamment ceux en bail réel solidaire (BRS), qui se sont imposés dans le paysage immobilier bordelais. Ils correspondaient à 58 % des ventes au deuxième trimestre 2025, un niveau qui se maintient depuis fin 2024. Ce retour de la production associé à la stabilisation des ventes entraîne cependant une hausse du stock dur (logements livrés ou à livrer dans les trois mois), qui passe de 10 à 14 %. « Une mauvaise tendance », estime Christophe Duportal.
Découvrez le témoignage de Sandrine Porterie qui nous partage son parcours au sein du Groupe et nous plonge au cœur de l’agence d’Aix-en-Provence qu’elle dirige aujourd’hui.