La transformation du site de l’Ayrolle à Millau prend forme. Si le projet de déplacement du cinéma n’est pas encore acté, la construction de 90 logements, sur la partie arrière, est plus que jamais d’actualité. La première phase de démolition du bâtiment actuel commencera après l’été 2025.
Un projet en deux temps
En septembre 2024, la municipalité avait présenté les grandes orientations pour la réhabilitation du site de l’Ayrolle avec deux axes principaux définis : la construction de logements en habitat mixte sur la partie arrière et une étude de faisabilité pour le transfert du cinéma de Millau sur la partie avant, donnant sur le boulevard de l’Ayrolle.
Si la vente est bien faite à la société Cogédim, comme annoncé en septembre, le projet lui prendra une autre forme, avec une démolition, qui sera portée entièrement par la ville.
Une vente réévaluée
Afin « d’accélérer le projet et d’éviter la présence d’une friche supplémentaire dans le cadre urbain », la municipalité a choisi de revenir sur la vente initialement conclue avec la société COGEDIM. Une nouvelle promesse de vente a été établie permettant à la municipalité de mieux maîtriser le calendrier des travaux. Une initiative qui vise à prévenir les risques de dégradations et qui accélérera de manière significative le calendrier du projet.
Un investissement porté par la Ville et ses partenaires
Le 20 février 2025, les élus municipaux actent la vente à COGEDIM de la première parcelle (située sur l’arrière du bâtiment) pour un montant de 800 000 euros en conseil municipal. Ce prix pourra être porté à 900 000 euros si le coût de la démolition et du désamiantage excède 800 000 euros. Par ailleurs, la Ville restera porteuse du projet sur la seconde parcelle, située sur la partie avant donnant sur le boulevard, qu’il s’agisse du nouveau cinéma ou d’autre chose.
Si le nouveau montage financier est moins favorable à la municipalité, il a le mérite d’éviter de laisser un terrain en friche pendant de longs mois. L’opération de démolition et de désamiantage est estimée à plus de 1,2 million d’euros, dont 974 375 euros pour la partie arrière destinée au projet de logements.
La municipalité a sollicité un cofinancement de l’État (via le Fonds vert), de la Région Occitanie (fonds friche) et du Département de l’Aveyron. Si ces partenaires s’engagent à la hauteur demandée, la part à la charge de la Ville s’élèvera à 36 % du coût total, soit environ 450 000 euros.
Avec ces décisions, la municipalité de Millau explique qu’elle « s’engage dans une réhabilitation ambitieuse du site de l’Ayrolle, tout en veillant à une transition rapide et maîtrisée ».
Un projet de logements pour redonner vie au site
La société construira ensuite 90 logements sociaux ou en accession à la propriété avec une offre de logements avec une livraison prévue courant 2027.
La Ville explique qu’il s’inscrit dans une volonté de mixité : « Ce projet répond concrètement aux besoins de la population millavoise. Son intérêt est de mélanger les usages et le public. Il combine une trentaine de logements en accession à la propriété et une cinquantaine de logements sociaux de toutes tailles (première acquisition, première location pour les jeunes, logement adapté au vieillissement et au handicap…). » Ce projet de 6000 m² au cœur de la ville, visant à rénover le centre ancien, créer des logements de qualité et des équipements culturels, « réponds aux objectifs du contrat “Engagement Quartiers 2030” et à l’enjeu environnemental de limiter l’artificialisation des sols en utilisant un foncier libéré pour créer des espaces ouverts et végétalisés ».
Le projet du cinéma en suspens
Le projet du cinéma est lui suspendu à une étude de faisabilité en cours pour déterminer la meilleure solution. Elle porte sur deux hypothèses : la pérennisation sur le site actuel en précisant et estimant les travaux nécessaires (environ 2ME) ou la création d’un nouvel équipement boulevard de l’Ayrolle tout en gardant la façade visible depuis le boulevard.
Le cinéma « Art et Essai » de Millau bénéficie d’une bonne programmation et d’une fréquentation satisfaisante, mais nécessite des travaux pour améliorer le confort des spectateurs. La gestion du cinéma est confiée à la SARL GPCI via une convention de délégation de service public (CSP) jusqu’en juin 2026. Suite au transfert du contrat à la SARL ARTEC, un nouvel avenant doit être signé. Avant l’échéance du contrat, la ville doit décider du futur mode de gestion, projet qui sera soumis à la Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL). Le conseil municipal devra se prononcer sur l’avenant et la saisine de la commission.
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