La friche Mercier sera vendue au promoteur Néohéritage pour 250 000 €, soit le prix d’acquisition du bâtiment par la collectivité. Situé en bord de Tarn, à l’angle de la rue de la Paulèle et de la rue Etienne Delmas, l’ancien ensemble industriel fera l’objet d’une réhabilitation complète sur près de 3000 m², avec un projet mixte associant création de logements et implantation de bureaux et activités tertiaires.
La rénovation, dans laquelle le promoteur s’est spécialisé depuis 6 ans, prévoit la création de 23 appartements, du T1 bis au T4, dont plusieurs en duplex, ainsi que 1200 m² de bureaux répartis sur trois niveaux. Certains logements, notamment les plus grands, bénéficieront de vues dégagées sur le Tarn et le Pouncho d’Agast. Les appartements s’inscriront dans le cadre du dispositif fiscal Denormandie, destiné à encourager la rénovation de l’habitat ancien en centre-ville. Le projet ne comprend pas de logement social.
Le promoteur explique que les logements feront l’objet d’une rénovation complète, avec des performances énergétiques actuelles, une isolation thermique et phonique renforcée et des équipements modernes, tout en conservant le charme de l’ancien. « On est sur une rénovation à neuf dans de l’ancien, avec du confort moderne et des bâtiments pensés pour durer », précise Damien Andrieu, représentant de Néohéritage qui pense que le taux de propriétaires habitants et de locatif pourrait s’équilibrer.
Présidente de la Communauté de communes Millau Grands Causses et maire de Millau, Emmanuelle Gazel se félicite de l’aboutissement du dossier : « c’est la troisième délibération que nous passons pour m’autoriser à signer un acte de vente sur la friche Mercier. Les deux précédentes n’avaient pas abouti. Par l’intermédiaire de Cyril Brengues, que je remercie, nous avons rencontré Néohéritage. »
Cette réhabilitation repose sur une volonté affichée de rénover sans effacer complètement l’histoire du site, symbole de la Cité gantière. La structure en U du bâtiment sera conservée ainsi que la physionomie des façades, ce qui n’était pas le cas des deux premiers projets. Certains éléments patrimoniaux remarquables, notamment des charpentes anciennes, seront également mis en valeur, des clins d’œil à l’histoire industrielle du lieu.
Située en zone inondable, la friche Mercier impose des contraintes spécifiques, intégrées dès la conception du projet. Les accès, les usages et le stationnement ont été pensés en conséquence. Les coursives métalliques imaginées pour la façade seront végétalisées, afin de renforcer le lien avec les aménagements verts réalisés sur les berges du Tarn, à proximité immédiate.
Le dépôt du permis de construire est attendu dans les prochains mois. Les travaux, estimés entre 12 et 18 mois, pourraient permettre une livraison envisagée fin 2028 ou début 2029 et un début de commercialisation fin 2027.
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