Entreprenauriat
By Erwan
11 janvier 2025
L’entrée en vigueur, le 1er janvier 2025, de l’interdiction de louer des logements classés G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) marque un tournant décisif pour le marché immobilier nantais. Issue de la loi Climat & Résilience, cette mesure vise à réduire la précarité énergétique tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique. Mais ses implications pour les propriétaires et les locataires sont considérables, d’autant que Nantes, malgré une situation moins critique que la moyenne nationale, n’est pas épargnée.
Sommaire
Selon des estimations récentes, environ 8,8 % des logements nantais sont classés F et G, en deçà de la moyenne nationale de 14,8 %. Pourtant, ce chiffre reste préoccupant. La loi cherche à répondre à plusieurs objectifs :
Comme le souligne un rapport publié par le ministère de la Transition écologique, la transition énergétique du parc immobilier est incontournable pour atteindre les objectifs climatiques nationaux.
L’un des impacts majeurs concerne les propriétaires dont les biens sont classés G. Ils devront choisir entre plusieurs options :
Selon une analyse d’un cabinet nantais, ces choix pourraient pousser jusqu’à 10 % des propriétaires locaux à retirer leurs biens, affectant particulièrement les petites surfaces souvent occupées par des étudiants ou des jeunes actifs.
La diminution de l’offre, combinée aux coûts engagés pour les rénovations, risque de faire grimper les loyers des logements conformes. Dans un contexte où le pouvoir d’achat est déjà sous pression, cette situation pourrait accentuer les tensions entre bailleurs et locataires.
« À Nantes, les logements rénovés se louent aujourd’hui 20 % plus cher en moyenne, une tendance qui risque de s’accentuer en 2025 », affirme un agent immobilier local.
Les artisans spécialisés en rénovation énergétique et les entreprises locales sont les premiers bénéficiaires de cette mesure. Isolation des murs, remplacement des fenêtres, ou encore installation de systèmes de chauffage performants : les travaux à réaliser sont nombreux. Selon l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH), des aides comme MaPrimeRénov’ couvrent une partie des coûts, mais restent souvent insuffisantes pour certains propriétaires modestes.
Voici les travaux les plus demandés à Nantes :
Témoignage d’un propriétaire nantais
Si cette contrainte peut paraître lourde à court terme, elle constitue une opportunité pour les propriétaires. Les logements rénovés gagnent en attractivité et en valeur, tant sur le marché locatif que sur celui de la vente.
Un retour d’expérience partagé par un bailleur nantais montre que son appartement, après rénovation, a vu sa valeur locative augmenter de 15 % tout en réduisant les charges énergétiques de ses locataires.
Un logement classé G est celui ayant une consommation énergétique supérieure à 450 kWh/m²/an. Ces logements sont considérés comme les moins performants énergétiquement.
Les propriétaires peuvent bénéficier de dispositifs tels que MaPrimeRénov’, des subventions locales, ou encore des prêts à taux zéro pour financer les travaux.
Les locataires bénéficieront de logements mieux isolés, réduisant ainsi leurs charges énergétiques. Cependant, ils pourraient aussi faire face à une augmentation des loyers.
Malgré les nombreux défis, l’interdiction des passoires thermiques marque une étape nécessaire vers un marché immobilier plus durable et inclusif. Nantes, avec son parc immobilier diversifié, devra rapidement s’adapter à ces nouvelles exigences. Cette transition pourrait devenir un levier pour promouvoir des logements de qualité et un mode de vie plus respectueux de l’environnement.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Ces mesures sont-elles une avancée ou un frein pour l’immobilier nantais ? Partagez vos avis en commentaire !

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