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Article rédigé par Florence Guilhem
Midi Libre
Mercredi 3 décembre, la mairie organisait une cérémonie pour la pose de la première pierre de la Cité de l’alimentation, adossée au Marché gare de Montpellier, dans la ZAC de la Restanque.
Les doutes et tergiversations n’auront pas manqué autour du projet de la Cité de l’alimentation au service de la restauration collective de la Ville de Montpellier. « Au début, on imaginait plusieurs cuisines centrales, mais on s’est vite rendu compte que ce n’était pas faisable. Le projet a donc changé, mais pas notre ambition, soit que les enfants de la Montpellier mangent bien, qu’ils puissent rencontrer tous les acteurs qui participent à l’alimentation qui est dans leurs assiettes, et être sensibilisés sur cette question« , rappelle Marie Massart, adjointe au maire de Montpellier, déléguée à la politique alimentaire et à l’agriculture urbaine, lors de la pose de la première pierre de la Cité de l’alimentation, mercredi 3 décembre.
Initié il y a cinq ans, le projet est passé du stade de l’idée au concret. Les travaux ont été lancés en novembre dernier. Les fondations sont en train d’être coulées. Les élévations de la bâtisse seront entreprises, elles, à partir de janvier. Si tout se déroule dans les règles de l’art, les agents de la cuisine centrale pourront s’installer dans leur nouvelle unité de production en novembre 2027, afin de préparer, dès la rentrée suivante, 16 000 repas chaque jour pour la restauration scolaire.
Outre la nouvelle cuisine centrale, qui offrira de meilleures conditions de travail aux agents, la possibilité de produire plus de repas, de qualité accrue et des menus encore plus diversifiés, la Cité de l’alimentation sera aussi un lieu d’expérimentation.
Pour ce faire, elle accueillera un jardin pédagogique « 4 saisons » avec 500 m2 d’espaces végétalisés, des parcours pédagogiques pour les classes et un amphithéâtre d’accueil. C’est d’ailleurs dans cette même volonté de sensibiliser les enfants à l’alimentation que la cuisine a été conçue à leur hauteur pour leur proposer des cours de cuisine.
« Ce lieu permettra, d’une part, d’éduquer les enfants à l’alimentation, d’autre part, de répondre aux grands enjeux de la politique alimentaire, en bannissant entre autres au maximum les produits ultra-transformés et en défendant nos agriculteurs. Avec ce projet, on construit l’alimentation du XXIe siècle« , s’enthousiasme le maire de Montpellier, Michaël Delafosse.
Pour y parvenir, la collectivité va débourser 60 M€, dont une partie pourra être financée par la vente du site de l’actuelle cuisine centrale, dont le montant est espéré entre 10 et 15 M€.
La cuisine centrale a été construite en 1982. Arrivée à bout de souffle, une nouvelle lui succédera sur le site de la Cité de l’alimentation, dont les travaux ont débuté en novembre dernier. 16 000 repas seront préparés chaque jour dans la nouvelle cuisine centrale et livrés aux écoles dès la rentrée 2028. La Cité de l’alimentation comprendra également 500 m2 d’espaces végétalisés. Coût total de l’opération : 60 millions d’euros.
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Quelle analyse totalement erronée et des plus sommaires de sa part, c'est affligeant. Et il enseigne ? Malheur… Pas étonnant que la ville soit au bord du gouffre.

si on parle pollution locale et réelle autour de Montpellier, alors la réponse est nette, même si politiquement incorrecte :
Dans l'Hérault, la pollution la plus grave et perceptible provient clairement de l'agriculture — surtout la viticulture.
Et ce n'est pas une attaque contre les agriculteurs : c'est simplement la nature même des pratiques, des produits utilisés, et de l'étendue du territoire viticole.
Pourquoi ?
-La vigne est l'une des cultures les plus traitées chimiquement de France.
-Beaucoup plus que les céréales, les légumes ou les fruits.
-Forte pression fongique -> traitements très fréquents.
Autour de Montpellier, la vigne est omniprésente: Montbazin, Gigean, Poussan, Cournonterral, Murviel, Lavérune, Saint-Georges, etc.
Ce sont des dizaines de milliers d'hectares pulvérisés régulièrement.
Ce sont des mélanges de :
-fongicides (systémiques ou de contact),
-insecticides,
-soufre micronisé,
-cuivre,
-adjuvants volatils.
Ils contaminent durablement sols, rivières, nappes phréatiques (Mosson, Lez), air en période de traitement.
En termes d'exposition directe pour les habitants et l'environnement local, la pollution agricole viticole est la plus grave.

les produits ultra-transformés : pollution surtout "industrielle", mais moins locale. Ils polluent surtout par les plastiques (emballages, microplastiques), le transport, les émissions industrielles, les transformations chimiques en amont (raffineries, extraction), les déchets
Ces pollutions sont réelles, massives, à grande échelle, mais moins visibles localement autour de Montpellier, parce qu'elles se produisent dans les usines, dans les centres logistiques, dans les ports, dans les transports, dans les circuits mondialisés.
Montpellier n'est pas un centre industriel lourd, on ne voit pas cette pollution directement. Les UT polluent énormément, mais ailleurs.

Autour de Montpellier et dans l'ex-Languedoc :
la pollution la plus grave pour la santé et les écosystèmes locaux provient très majoritairement de l'agriculture (surtout la vigne) et non des produits ultra-transformés:
-Air local = agriculture
-Sols locaux = agriculture
-Eaux locales = agriculture + industries chimiques en amont (TFA, PFAS)
-Biodiversité locale = agriculture
Les produits ultra-transformés, eux, polluent, mais dans leur chaîne globale, pas directement dans l'Hérault.

Et c'est précisément là que le discours "local = sain" devient absurde
L'alimentation "locale" en Languedoc, si elle dépend massivement de la viticulture et de l'agriculture conventionnelle, n'a rien de sain en matière d'environnement :
-exposition aux pesticides,
-sols appauvris,
-eau contaminée,
-biodiversité effondrée.
Pendant que l'on diabolise les "UT", qui ont d'autres problèmes, on passe sous silence la pollution bien réelle et quotidienne des pulvérisations locales.

Quand on te vend « local = sain », c'est de la com'.
Le "local" ne garantit ni :
-l'absence de pesticides,
-la qualité de l'air ou de l'eau autour,
-la moindre exposition aux PFAS, nitrates ou résidus,
-la moindre pollution du sol.
Ça garantit juste… que ça a poussé pas loin.
Point.

Dans l'Hérault, on est dans un des départements :
-les plus viticoles de France,
-les plus traités en pesticides (la vigne = culture championne en produits phytosanitaires),
-avec le plus de traitements aériens ou pulvérisés sur de très grandes surfaces, souvent près des routes et villages.

Le "local sans pesticides", dans la réalité du terrain autour de Montpellier, et dans l'Hérault, c'est pratiquement inexistant, à part quelques micro-exploitations ultra spécialisées… qui ne produisent évidemment pas les volumes nécessaires pour alimenter des cantines ou une ville entière.
« du local sans pesticides », à l'échelle d'une ville comme Montpellier, c'est un mensonge

Le problème, au fond, c'est :
-Le discours qui idéalise les agriculteurs comme les sauveurs de l'alimentation,
-Alors que beaucoup dépendent structurellement des intrants chimiques,
-Et que le territoire autour de Montpellier est un cas d'école de dépendance aux pesticides (surtout la viticulture)

Bref, nenfant s'est encore payé une envolé lyrique, comme dit si dessous, probablement rédigée par quelques cabinets de com bienveillants…
Ah, Montpellier et ses grandes envolées lyriques…
On est clairement dans la communication politique façon « on va réinventer le monde, suivez-moi ! ».

Entre :
« construire l'alimentation du XXIe siècle » (rien que ça),
« bannir au maximum les produits ultra-transformés » (formule magique où « au maximum » sert surtout à se couvrir),
et un budget de 60 MEUR dont une partie repose sur une vente immobilière encore hypothétique,

y'a vraiment de quoi rire

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