Benjamin Leiba, co-fondateur de Primomanda, alerte sur les limites des algorithmes d’estimation immobilière, qui ignorent les facteurs humains.
En quelques clics, obtenir une estimation gratuite de la valeur de son bien immobilier est devenu un réflexe pour de nombreux vendeurs et acheteurs. Ces outils, basés sur des algorithmes et des bases de données de transactions, séduisent par leur rapidité et leur accessibilité. Toutefois, leur fiabilité est aujourd’hui remise en question. Dans une tribune publiée ce jour, Benjamin Leiba, co-fondateur de la startup Primomanda, met en garde contre ce qu’il nomme « l’illusion de précision » de ces modèles purement statistiques.
L’illusion d’un chiffre exact
Le principal danger de ces outils ne réside pas tant dans leur marge d’erreur que dans la fausse certitude qu’ils peuvent engendrer. Un chiffre affiché avec une grande précision, comme 487 320 euros, inspire confiance. Pourtant, il ne représente souvent qu’une moyenne statistique, déconnectée de la réalité du marché à un instant T.
« Le principal risque des estimations automatisées n’est d’ailleurs pas seulement l’erreur. C’est parfois l’illusion de précision qu’elles produisent », souligne Benjamin Leiba.
Pour le dirigeant, cette approche occulte une vérité fondamentale : la valeur d’un bien n’est pas un chiffre absolu, mais le prix qu’un acheteur est prêt à débourser à un moment donné, dans un contexte spécifique.
Quand la machine atteint ses limites
Si les algorithmes peuvent s’avérer pertinents pour des biens standardisés dans des marchés denses comme les grandes métropoles, leur efficacité diminue drastiquement pour les logements atypiques. Biens anciens rénovés, immeubles de rapport, ou propriétés situées dans des micro-localisations particulières échappent à la logique comparative des modèles automatisés.
« Un algorithme ne “comprend” pas un bien. Il le compare », précise le co-fondateur de Primomanda.
De nombreux critères qualitatifs et immatériels, pourtant décisifs dans la fixation du prix, sont systématiquement ignorés par la machine.
« Une estimation automatisée ne perçoit ni la qualité réelle d’un immeuble, ni la luminosité d’un appartement, ni le bruit, ni la tension réelle entre l’offre et la demande, ni même la psychologie des acheteurs à un instant donné », détaille-t-il.
Vers un avenir hybride : data et expertise humaine
Loin de rejeter en bloc ces technologies, Benjamin Leiba les considère comme des outils utiles pour obtenir un premier ordre de grandeur ou analyser des tendances de marché. Cependant, ils ne sauraient se substituer à une analyse humaine fine, indispensable pour toute décision stratégique engageant des centaines de milliers d’euros. L’avenir de l’évaluation immobilière résiderait ainsi dans une approche hybride, combinant la puissance de l’analyse de données avec l’expertise de terrain et la compréhension des dynamiques locales.
« L’algorithme calcule. Mais l’expert, lui, interprète. Et c’est souvent dans cet écart que se trouve la véritable valeur d’un bien », conclut Benjamin Leiba.
À propos de Primomanda
Primomanda est une startup française de la proptech qui ambitionne de transformer en profondeur les règles de la transaction immobilière.
En introduisant un mécanisme d’engagement économique des agents pour accéder aux mandats exclusifs, la plateforme vise à fluidifier le marché, fiabiliser les prix et restaurer la confiance entre vendeurs, acquéreurs et professionnels.
Pour plus d’informations : https://primomanda.fr
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
© Presse agence. Tout droits réservés

source

Catégorisé: