Le marché immobilier français évolue de façon contrastée en ce printemps 2026. Paris et Marseille confirment leur redressement, tandis que d’autres villes restent en phase d’ajustement. Tour d’horizon.
Après un début d’année 2026 marqué par des incertitudes économiques liées aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le marché immobilier français montre des évolutions contrastées. Si certaines villes confirment leur redressement, d’autres poursuivent encore leur phase d’ajustement, selon les dernières données de la plateforme Bien Ici, relayées par BFM Business. A Paris, la dynamique reste clairement orientée à la hausse. Après le ralentissement des années précédentes, les prix repartent légèrement à la hausse, avec une progression proche de 1% entre mars et avril 2026. Sur un an, ils progressent de près de 1,5%.
Dans le même temps, le volume d’annonces augmente nettement, en hausse de 9,7% sur un an sur le site Bien Ici, signe d’un marché plus actif. En avril, le prix moyen au mètre carré s’établit entre 8 783 euros dans le 19e arrondissement et 19 944 euros dans le 6e arrondissement. A Marseille, la tendance est également positive. Les prix des appartements continuent de progresser, portés par une demande soutenue. Sur un an, la hausse est sensible, et la cité phocéenne confirme son attractivité dans un contexte de reprise progressive du marché immobilier des grandes métropoles. Selon SeLoger, les prix au mètre carré ont progressé de 0,9% à Marseille entre janvier et avril.
D’autres villes affichent aussi une reprise, mais plus mesurée. Montpellier connaît une progression comparable à celle de la cité phocéenne, tandis que des villes comme Caen ou Toulouse enregistrent également des hausses régulières, même si les volumes de biens disponibles peuvent varier fortement. A l’inverse, certaines grandes villes restent encore en phase de correction. Lyon, après une forte baisse ces dernières années, continue de s’ajuster avec des prix nettement inférieurs à leur niveau d’avant-crise. Bordeaux, Lille ou encore Angers affichent également des replis ou des stabilisations, traduisant un marché encore fragile.
Nice fait figure de cas à part : la ville de la Côte d’Azur a mieux résisté à la crise immobilière, avec des prix globalement stables sur plusieurs années, même si de légers reculs récents sont observés. Entre métropoles dynamiques et villes encore en phase d’ajustement, la France vit un «printemps de l’immobilier» contrasté, dans un contexte où les taux d’intérêt restent sous pression.
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