Les logements sociaux, dont le parc a augmenté de près de 50% en 15 ans, sont concentrés dans les arrondissements qui bordent la capitale.
Depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir dans la capitale en 2001, le parc de logements sociaux au sens de la loi SRU aura augmenté de 49%. C'est ce qui ressort des derniers chiffres publiés cette semaine par l'Agence départementale d'information sur le Logement (Adil) de Paris dans son 17e numéro du "Logement parisien en chiffres".
Une progression de 75.971 unités qui porte à 230.285 le nombre de logements HLM intra-muros. Soit 19,9% des résidences principales à Paris en 2016, contre 13,4% en 2001. La municipalité est en passe d'atteindre le quota de 20% imposé initialement par la loi SRU avant 2020. Un seuil qui, avec la loi Duflot de 2013, a été relevé à 25% mais avec une date butoir repoussée à 2025. Si l'effort de l'ancien maire Bertrand Delanoë et de l'actuelle édile de la Ville Lumière, Anne Hidalgo, est réel, cette politique s'est surtout traduite par une diminution… du nombre de résidences principales dans le parc privé.
Car si le parc de HLM est en hausse de 75.971 logements entre 2001 et 2016, le parc de résidences principales dans la capitale n'est en hausse que de 10.552 unités sur la période. Comment expliquer ce paradoxe ? Par ce qu'on appelle les "réhabilitations d'immeubles anciens" ou les acquisitions de biens déjà occupés, qui font passer en HLM des logements loués jusqu'alors dans le parc locatif privé. La construction de logements neufs n'a en effet été que très marginale dans la progression du parc HLM parisien.
Conjugué à l'engouement des propriétaires pour Airbnb ou pour les pied-à-terre, qui fait passer des logements du statut de résidence principale à celui de résidence secondaire, ce sont ainsi 65.419 logements en moins qui sont occupés en tant que résidence principale par les Parisiens dans le parc locatif privé. Ce qui explique en partie pourquoi se loger à Paris dans le secteur libre est devenu un cauchemar. Reste qu'avec un foncier disponible très restreint, la mairie n'avait pas réellement d'autres alternatives que les réhabilitations, à moins d'accepter d'ériger des tours. Ce qui a toujours été refusé par la majorité municipale socialiste.
Les données de l'Adil nous renseignent aussi sur le nombre de logements sociaux par arrondissement. C'est le XIXe arrondissement de Paris qui compte ainsi le plus de HLM (34.719 logements sociaux), suivi du XIIIe arrondissement (33.800) et du XXe (32.732). En pourcentage des résidences principales par secteur, le classement change légèrement, avec toujours en tête le XIXe (39,9% des logements en résidence principale), puis le XIIIe (37,4%) et le XIVe (26,1%).
A l'inverse, les arrondissements où les HLM sont les moins nombreux sont surtout ceux du centre de la capitale comme le VIIe arrondissement (603 logements sociaux), le VIIIe (667), le IIe (745) ou encore le VIe (846).
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