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Tour d’horizon du marché immobilier rouennais.
Temps de lecture : 4 min
Hypercentre-cathédrale
C’est le quartier indémodable et la valeur sûre de la ville. Ici, les prix résistent mieux qu’ailleurs. Dans les ruelles piétonnes et sur les nombreuses places du centre historique, les petites surfaces (du studio au 3-pièces) sont légion du fait de l’absence notable d’investisseurs. « Pour acheter un studio dans ce périmètre, comptez entre 50 000 et 60 000 E, contre 70 000 E il y a encore dix-huit mois », indique Raphael Plut, de Century 21 Harmony. Les petits logements de ce périmètre central attirent toujours de jeunes cadres actifs et des retraités ciblant une habitation proche de toutes les commodités. Souvent dépourvu d’ascenseurs et de garages, ce vieux quartier séduit pour son animation et ses commerces. Les immeubles à colombages du XIXe siècle s’y négocient de 2 500 à 2 700 E/m2 et les copropriétés du début du XXe siècle partent entre 2 200 et 2 300 E/m2. Le neuf ? Ascenseur, stationnement en sous-sol… Les rares programmes qui fleurissent ici proposent un confort dernier cri monnayé entre 4 500 et 5 500 E/m2.
Saint-Sever
Le coeur historique de la rive gauche garde la cote. Place des Emmurées, l’ouverture récente de la nouvelle halle du marché dope l’attractivité commerciale et patrimoniale de ce quartier à l’habitat majoritairement collectif. Le secteur de Saint-Sever qui continue sa mue reste apprécié pour son animation et ses rues piétonnes. Ce qui n’empêche pas les prix de mollir. « Nous venons de vendre à 1 500 E/m2 un appartement dont la copie conforme s’était négociée il y a six mois à 1 900 E/m2 dans la même résidence », indique Century 21 Harmony. Autour de l’église Saint-Sever et de la rue du même nom, les nombreuses résidences construites il y a une dizaine d’années s’échangent entre 1 800 et 2 000 E/m2. Leur valeur chute de1 200 à 1 500 E pour les appartements des années 60 et 70 souvent mal isolés et avec d’importantes charges de copropriété. En quelques années, ces résidences ont perdu 10 à 15 % de leur valeur.
Jardin des plantes
C’est avec Saint-Sever l’adresse la plus réputée de la rive gauche. Ce secteur résidentiel affiche des valeurs étales toujours supérieures à celles pratiquées à Saint-Sever. L’autre singularité du quartier, c’est un parc immobilier truffé de maisons aux façades en brique et silex. Bon nombre d’entre elles se concentrent dans les petites rues situées tout autour de ce poumon vert. « Ici, les maisons à petit prix démarrent entre 130 000 et 150 000 E », indique Philippe Salomon, chez Laforêt. Toutefois, le budget s’étoffe pour de grandes maisons bourgeoises du XIXe siècle, qui peuvent se vendre jusqu’à 500 000 E. Rue du Trianon, une maison des années 30 de 100 m2 habitables avec jardin de 100 m2 s’est adjugée 230 000 E.
Gare
Le recul des prix est au rendez-vous. C’est aussi vrai pour les appartements situés près de la gare que pour les maisons perchées sur les hauteurs jusqu’à la limite de Mont-Saint-Aignan et de Bois-Guillaume. « Le grand nombre de maisons à vendre dans ce secteur fait baisser leur cote », reconnaît Stéphane Bertrem, chez Thillard – Duhamel. Les adresses les plus courues de ce quartier se lovent au sein des calmes ruelles perpendiculaires à la rue du Champ-des-Oiseaux. « Les valeurs de ce périmètre oscillent entre 350 000 E et 1 million », indique Marie Pailloux, gérante d’Aktion Immobilier. Rue Verte, une maison de 170 m2 avec 300 m2 de jardin vient de partir à 600 000 E. Ici, les appartements anciens changent de mains entre 2 500 et 2 800 E/m2.
Nouvelle préfecture
Proche de la faculté de droit située sur les quais, et du Vieux Marché, ce quartier rouennais a ses aficionados. La nouvelle préfecture procure un bon compromis entre une localisation plutôt centrale et des prix moins élevés qu’au centre historique. L’offre de grands logements y est d’ailleurs abondante. On trouve ici beaucoup de résidences récentes construites dans les années 2000, cédées entre 2 800 et 3 200 E/m2. Affiché à 310 000 E, un 4-pièces de 80 m2 avec garage mais sans ascenseur n’est parti qu’à 260 000 E (3 250 E/m2).
Sotteville-lès-Rouen
En lisière de la capitale normande, Sotteville-lès-Rouen reste prisée pour ses commerces de proximité, ses écoles, son tissu associatif et son ambiance de « petite » ville paisible. L’autre atout de cette commune desservie par le métro : des prix 10 à 15 % moins chers qu’à Rouen. L’adresse est particulièrement appréciée par ceux qui travaillent au sud de la ville. Car, en habitant ici, les actifs motorisés n’ont plus besoin de franchir la Seine en empruntant ses ponts toujours embouteillés. Ce qui n’empêche pas la poursuite de la baisse des prix, en repli annuel d’environ 5 % . « Une maison de 85 m 2qui valait 180 000 E il y a un an coûte aujourd’hui 10 000 E de moins », assure Sandrine Blot, chez Orpi. C’est vers le Jardin des plantes, dont une partie se trouve sur la commune de Sotteville-lès-Rouen, que le mètre carré est le plus onéreux. Il se négocie de1 800 à 2 400 E, notamment pour les maisons très recherchées dans ces paisibles rues pavillonnaires. « A proximité du Jardin, la demande reste régulière et les produits mis sur le marché ne sont pas très nombreux », constate Sandrine Blot. Les appartements des années 70, moins bien placés, peinent à se vendre. Tel ce 4-pièces de 80 m2 d’une coquette résidence, boudé en raison de ses charges de copropriété mensuelles : 145 E, hors chauffage.
Saint-Etienne-du-Rouvray
Au sud de Sotteville-lès-Rouen, Saint-Etienne-du-Rouvray est aussi desservie par le métro, qui la relie en 15 minutes au centre de Rouen. Ici, les prix sont encore plus doux. Pour une maison jumelée, compter environ 110 000 E. « Les biens au-dessus de 200 000 E ont du mal à partir », reconnaît Sandrine Blot. Dans ce secteur qui dépasse rarement 2 000 E/m2, une maison à rénover de 80 m2 sur 200 m2 de terrain s’est négociée 130 000 E, rue d’Amsterdam, non loin du cimetière.
– Rue de Jussieu, maison de ville en briques de 81 m2, 4-pièces, petit terrain, 165 000 E.
– Rue Saint-Hilaire, 3-pièces de 73 m2, colombages, 2e étage sans ascenseur, 185 000 E (2 550 E/m2).
– Rue Girardin, 3-pièces de 75 m2, résidence années 2000, parking, 215 000 E (2 850 E/m2).
– Rue du Général-Giraud, 4-pièces de 87 m2, années 80, 2e étage, 218 000 E (2 500 E/m2).
– Saint-Etienne-du-Rouvray, avenue d’Amsterdam, maison de 80 m2, 130 000 E.
– Le Petit-Quevilly, rue Gilles-Bouvier, maison de ville années 80 de 80 m2, 4-pièces, jardin, 153 000 E.
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