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Le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini s’est dessaisi, au profit du parquet de Nîmes, du dossier de la construction de la résidence étudiante gérée par les anciens élèves des Mines.
« Après un long travail d’analyse des éléments du dossier concernant la construction d’une résidence étudiante gérée par l’association des anciens élèves Alumni, j’ai considéré qu’il fallait que je me déporte, justifie Abdelkrim Grini, procureur de la République d’Alès. J’ai évoqué la difficulté avec le procureur général qui a décidé de dépayser l’affaire. C’est le parquet de Nîmes qui est maintenant en charge du litige. Cet été, j’ai repris les pièces du dossier. Par souci d’objectivité et d’impartialité et dans le cadre de la bonne administration de la justice, le renvoi de l’affaire vers le parquet de Nîmes s’est imposé. »
La décision est somme toute logique. Une plainte au pénal vise une ou plusieurs personnalités municipales (lire encadré).
Il paraît difficile pour le parquet d’Alès de traiter cette procédure tout en conservant des relations professionnelles avec la mairie. Pour preuve, le Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD), porté par Alès Agglo, défini les priorités de lutte contre l’insécurité et la prévention de la délinquance dans les communes… en liaison avec le parquet et les partenaires publics et privés.
Idem pour la création de la Maison de justice et du droit. Mairie, agglo et services du tribunal ont travaillé de concert pour que la structure puisse voir le jour.
« Compte tenu de la taille réduite du ressort, et des relations professionnelles que nous pouvons entretenir, c’est la meilleure solution afin que la justice examine les pièces en toute sérénité. Je ne suis donc plus en charge de cette affaire. »
L’enquête déclenchée en préliminaire, c’est-à-dire sous l’autorité du parquet, est aujourd’hui achevée.
C’est donc au procureur de Nîmes, qui seul détient l’opportunité des poursuites, à donner une orientation au dossier. Trois possibilités s’offrent donc au magistrat : le classement sans suite avec la clôture du litige, l’existence d’éléments sur lesquels des investigations complémentaires doivent être menées, avec l’ouverture d’une information judiciaire et la nomination d’un juge d’instruction, ou bien si le parquet estime que les éléments sont caractérisés, faire citer les mis en cause à la barre du tribunal.
Après de nombreuses procédures civiles au sujet de la prise de contrôle de l’association qui gère le parc immobilier de la Maison des élèves, une plainte contre X, pour délit de favoritisme, a été déposée par les membres de l’Adia, d’anciens élèves de l’École des Mines.
L’enquête a été confiée à la brigade financière de la Direction territoriale de police judiciaire (DTPJ) de Montpellier.
L’association Anticor qui lutte contre la corruption et pour l’éthique en politique, qui vient tout juste de récupérer son agrément, après sa suspension en juin 2023, a aussi déposé plainte. "Cette procédure concerne deux marchés contractés en 2016 par un bailleur social alésien, avec un architecte et une entreprise de gros œuvre pour la construction de 180 studios pour les étudiants d’IMT Mines Alès. La réalisation de cet ensemble immobilier, d’un coût de plus de 12 millions d’euros, a bénéficié de subventions publiques de l’État et de la Région. Un architecte, aidé d’une entreprise de gros œuvre, avait déjà étudié et chiffré ce projet en 2013. Ce même architecte remporte le concours de maîtrise d’œuvre pour le même projet en 2016 sur 120 candidats. Puis cet architecte, dans son analyse de l’appel d’offres lancé par le bailleur social, classe première, pour le lot gros œuvre, l’entreprise qui avait déjà étudié l’affaire avec lui. Les deux protagonistes se retrouvent donc, trois ans après, pour réaliser les travaux. Est-ce le fruit du hasard ? Nous nous interrogeons."
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"soupçons" et surtout la proportionnelle, venez voir les travaux dans l'immobilier, c'est à mourrir de rire, des licenciements abusifs mais le favoritisme c'est la règle et l'exception la loi
Le milieu alésien n'a rien à envier à celui d'Agde. Il manque juste les noms des protagonistes impliqués dans ces affaires douteuses .