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Article rédigé par Arnaud Boucomont
Midi Libre
Le délibéré du référé intenté par la famille du chanteur sétois Georges Brassens, son neveu et ayant droit Serge Cazzani, vient de tomber ce jeudi 20 octobre après-midi.
Le délibéré du référé est tombé ce jeudi 20 octobre au tribunal judiciaire de Paris : la vente aux enchères prévue est suspendue le temps que le débat sur la propriété soit jugé au fond.
Deux parties adverses s’affrontaient : l’ayant droit de Georges Brassens, en l’occurrence son neveu, Serge Cazzani, contestait une vente aux enchères devant se tenir à Paris, à l’hôtel Drouot, orchestrée par l’étude Gros et Delettrez, ce samedi 22 octobre, jour du 101e anniversaire de la naissance de Georges Brassens.
Cette vente aux enchères avait été initiée par Françoise Onténiente, la fille de Pierre Onténiente qui fut le secrétaire particulier, bras droit et ami du chanteur jusqu’au décès de Brassens en 1981.
Concernés, des documents en tous genres, manuscrits de chansons, lettres de fans ou d’amis, pin’s, affiches… Mais surtout des carnets de Brassens, lot 218 (sur 404 lots), une sorte de journal personnel entre 1964 et 1981, mis aux enchères entre 100 000 et 150 000 euros. Ces documents étaient à l’impasse Florimont à Paris, où Brassens a longtemps vécu et qu’il avait offerte à Pierre Onteniente. Ainsi que dans une maison rue Santos-Dumont dont son secrétaire avait l’usufruit.
Selon Eve Cazzani, la fille de Serge qui lui avait donné pouvoir pour le représenter, Françoise Onteniente aurait « dissimulé, caché, ça s’appelle du vol » ce document comme d’autres. « Depuis des années c’est ce qu’elle prépare. Elle pense obtenir 1, 2 ou 3 M€, c’est tout ce qui l’intéresse ». Eve Cazzani estime que certaines pièces « font partie du patrimoine français ».
De son côté, Françoise Onténiente se dit « très affectée » par la démarche des Cazzani. « C’est une trahison de l’amitié qu’avait mon père avec Georges. Ils ne me lâchent plus depuis longtemps. Mon père gardait tous ces documents parce qu’ils étaient à lui. Qu’on me considère comme une voleuse, c’est d’une violence extrême pour moi et la mémoire de mon père. »
Quant à l’estimation financière de ce qu’elle aurait à y gagner, Françoise Onteniente parle d’une « estimation stratosphérique, surréaliste ». Et s’interroge : « Je ne pense pas que la famille Cazzani soit totalement désintéressée ».
La famille Cazzani affirme de son côté qu’elle aurait donné les éléments du patrimoine à la BNF à Paris et à l’espace Brassens à Sète. En 2015, l’ayant droit Serge Cazzani avait déposé une plainte pénale pour « abus de confiance » et « vol », finalement classée sans suite. « Nous venons de réentamer une procédure pour tout récupérer et tout donner dans la foulée », assure Eve Cazzani. 
199000 €
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en attendant c est la ville qui va économiser 300000e
Les croquants faisaient les croquants
Et tous les vautours affamés
Rêvaient de me dépouiller
Les Cazzani se gavent en droits d'auteur depuis 20 ans. Gibraltar était sa famille de coeur. La famille de sang n'est qu'une famille d'argent.

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