Pierre, 36 ans, aurait succombé à une overdose de cocaïne. Ce sont des tubes Eppendorf, utilisés généralement par les laborantins, et la téléphonie qui ont mené les enquêteurs de la PJ jusqu’aux personnes qui lui auraient vendu cette drogue mortelle.
Cette « centrale d’appel » de Bondy (Seine-Saint-Denis) était bien connue des toxicomanes sur la messagerie WhatsApp. Mais cette organisation, qui livrait de la cocaïne à Paris et sa banlieue, aurait aussi la mort d’un homme sur la conscience. Quatre individus ont été mis en examen, le 14 mars dernier à Paris, pour homicide involontaire et trafic de stupéfiants. Deux d’entre eux ont été écroués et les deux autres ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Ce mardi 1er avril, Elias, 26 ans, a demandé sa remise en liberté devant la chambre de l’instruction. Mais les juges se sont rangés derrière l’avis de l’avocat général qui avait requis son maintien en détention. « Comment cet homme soi-disant inséré et qui affirme avoir une vie normale se retrouve-t-il au cœur de ce trafic ? s’interroge-t-il. C’est par appât du gain et les fréquentations du quartier. Il y a encore des confrontations à mener dans ce dossier entre les uns et les autres qui sont tous originaires de Bondy. »
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