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Par Bruno Monier-Vinard
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Nissa la bella n’en finit pas de se refaire une beauté. Après avoir accueilli le tramway, la capitale azuréenne s’offre une coulée verte de 12 hectares qui serpente entre les collines, du Théâtre national de Nice jusqu’à la légendaire promenade des Anglais. 1 600 arbres, 40 000 mètres carrés d’espaces plantés avec des espèces exotiques et un conservatoire des oeillets… ce ruban végétal qui tapisse le tracé de ce fleuve enfoui, le Paillon, est l’oeuvre de Michel Péna. « De ces lieux émane le génie des eaux douces venant rejoindre les eaux salées de la Méditerranée », commente l’architecte paysagiste qui a parsemé cette cascade de jardins de 128 jets d’eau, brumisateurs et miroirs aquatiques. Ce ne sont pas les petits Niçois qui le contrediront, escaladant volontiers le dos d’une baleine de bois grandeur nature. « Cette coulée verte fait revivre notre fleuve, redonnant vue sur les collines et la diversité architecturale du Vieux-Nice et de la ville du XIXe siècle », s’enthousiasme le député maire, Christian Estrosi.
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À Découvrir Le Kangourou du jour Répondre Au débouché de cet axe, sous la place Garibaldi, une crypte archéologique dévoile le long de passerelles d’acier ses vestiges historiques mis au jour par les fouilles du tramway.
Plus au nord, à l’exact centre géographique de la ville, le bâtiment des voyageurs de la gare du Sud retrouve son lustre d’antan après avoir échappé à la démolition. Sa façade polychrome à médaillons de céramique et ses frontons néoclassiques ont été restaurés. À l’intérieur, colonnes ioniques et poutres métalliques d’origine abritent désormais la médiathèque Raoul-Mille, un enfant du pays. Quant aux friches ferroviaires alentour, elles devraient bientôt céder la place à un programme mixte de 25 000 mètres carrés (parking, logements, commerces, multiplexe…) conduit par le cabinet Reichen et Robert, et Icade.
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