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« C’est un beau symbole, un tournant pour le PS du Gard. » Les mots sont forts, tout autant que la cohésion affichée en ce samedi 25 janvier au matin, devant les nouveaux locaux du parti socialiste. Et pour cause, c’est sur le cours Jean-Jaurès que s’est ouvert ce local, suscitant l’émotion à l’évocation « des valeurs qui résonnent fort dans nos mémoires ». Vindicative, la présidente du Département Françoise Laurent-Perrigot n’a pas manqué de rappeler les liens forts qui unissaient l’homme de gauche avec la ville de Nîmes, des propos complétés en suivant par Régis Bayle, conseiller régional représentant Carole Delga.
Évidemment, quel lieu plus symbolique que de placer une permanence socialiste sur le cours portant le nom de celui qui reste comme une figure rassembleuse de la gauche, ce « bâtisseur de ponts entre les idées et les actes », ainsi que l’a défini Pierre Jaumain, patron du PS gardois. Une gauche qui marquait d’ailleurs cette union, avec la présence des communistes Vincent Bouget ou Christian Bastid, mais aussi l’ex-candidat aux législatives pour le Nouveau front populaire Nicolas Cadène et la co-secrétaire nîmoise des Ecologistes Sibylle Jannekeyn.
L’occasion pour l’étoile montante de la gauche régionale, Chloé Ridel, d’expliquer ce choix de partager ces locaux avec le PS gardois afin d’y installer sa permanence de députée européenne. « Beaucoup de députés ne font pas cette démarche », a constaté la trentenaire, mettant en exergue sa « fierté » de voir ce local s’ouvrir à « quelques encablures de mon lycée, Alphonse-Daudet ».
S’engageant, comme avant elle Françoise Laurent-Perrigot, Régis Bayle, le sénateur Denis Bouad et Pierre Jaumain, sur une nécessité de reconquête du territoire face au Rassemblement national. « J’en veux beaucoup à l’extrême droite d’avoir mis dans la tête de certains de nos concitoyens tout ce racisme », a asséné Chloé Ridel, visant un parti qui a pris « comme bouc émissaire des personnes aussi pauvres que ceux qui les pointent du doigt. Alors que le vrai problème vient du partage des richesses qui font que des multimillionnaires s’engraissent sur notre dos. » Des propos chaudement applaudis. À l’unisson, selon la volonté du jour.
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