Nous avons visité cet appartement minuscule comme il s’en vend une poignée par an dans la capitale. Une démarche tout à fait légale, à condition de ne pas louer le bien, ce que propriétaires et agents immobiliers ne découragent pas toujours…
Au 7e étage sans ascenseur de cet immeuble du nord de Paris, dans ce que l’agent immobilier nomme pudiquement une « studette », tout est petit, sauf le prix. L’annonce pour ce bien tout juste mis en vente dans un quartier agréable de la capitale a attiré notre attention, lundi en fin de journée. Une pièce, « 5 m2 habitables », 50 000 euros « dans un immeuble ancien de très bon standing », avec une douche incluse, mais des toilettes sur le palier.
Cette annonce illustre un phénomène bien réel, malgré une légère baisse des prix parisiens ces dernières semaines. Déjà, en fin d’année, nous mettions en lumière un appartement de 8 m2, dont 6,51 en loi Carrez, affiché à 134 000 euros. Actuellement, sur le site SeLoger, on trouve cinq autres appartements à la vente du même type. Le plus cher d’entre eux, à 89 000 euros pour « 5,30 m2 loi Carrez », près de la Sorbonne, dans le Ve arrondissement, est présenté comme « à usage de bureau ». Depuis le 1er janvier 2020, le registre officiel Patrim recense 15 biens de 3 à 5 m2 utiles vendus à Paris. Tous ont dépassé les 7 000 euros du mètre carré, alors que la moyenne de l’immobilier parisien culmine à 11 361 euros du mètre carré.
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