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Octobre 2019. Marie-Céline et Carlos Perez se réjouissent. Après avoir vécu plusieurs années dans un tout petit appartement du quartier des Capucins, ils s’apprêtent à emménager dans un beau pavillon au sein d’une résidence aux Chartrons, Le Clos des Chartrons, avec leur fils Gabriel.
Malheureusement, le couple déchante très rapidement. « C’est vrai que lors de notre première visite du pavillon, les lieux étaient très sales, mais on s’est dit que cela serait nettoyé avant que l’on arrive », complète Marie-Céline. Mais, ce qu’ils avaient pris pour des traces de saleté s’est avéré être de la moisissure.
Dès novembre 2019, un inspecteur de salubrité du service santé-environnement de la mairie de Bordeaux passe et constate l’existence des « moisissures noirâtres dans l’ensemble des pièces du logement. Une situation contraire aux prescriptions du règlement sanitaire départemental ».
Dans les mois suivants, l’état des lieux se dégrade si rapidement que des champignons commencent même à pousser sur les arêtes des murs. Le bailleur social, 1001 Vies Habitat, fait donc intervenir des peintres pour y remédier. Marie-Céline et son mari, eux-mêmes gérants d’une petite entreprise de peinture, se rendent alors compte que les travaux ne sont pas réalisés dans les règles de l’art.
Alors, depuis un an, cette dernière n’a toujours pas emménagé. « Impossible d’y aller, d’autant plus que mon fils est très fortement allergique aux moisissures. Son pneumologue nous a fortement déconseillé de vivre dans cet environnement », précise Marie-Céline.
Pour l’instant, le couple vit donc avec son fils dans le T2 de la mère de Marie-Céline. « La situation est intenable. On se sent piégé avec cette histoire », regrette le couple. D’autant plus que le logement n’est finalement pas social, mais en passe de le devenir. « On se retrouve donc avec un loyer de 825 euros à payer tous les mois et 57 euros de CAF seulement. »
De son côté, le bailleur social 1001 Vies Habitat assure que des travaux de réhabilitation ont été lancés le 15 juillet dernier dans toute la résidence du Clos des Chartrons, qui comprend 99 habitats collectifs et 31 pavillons. Ils devraient s’étaler jusqu’à fin 2021. « Ces travaux comprendront notamment la pose d’une ventilation mécanique dans les pavillons pour qu’il n’y ait plus de moisissures à l’avenir », précise-t-on chez 1001 Vies Habitat.
En attendant, tous les meubles, les papiers et les vêtements des Perez restent désespérément empaquetés dans des cartons recouverts de plastique au rez-de-chaussée du pavillon vide pour éviter qu’ils ne prennent l’humidité. « Ce combat me rend malade », désespère Marie-Céline, qui espère que les travaux se feront rapidement.
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