Mercredi 16 avril Fête des Benoît-Joseph
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Le procès de l’affaire Apollonia, immense escroquerie immobilière, s’ouvre ce lundi devant la 6e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Marseille : 14 personnes physiques, dont trois notaires, un avocat, et une personne morale, la société aixoise Apollonia, comparaissent jusqu’au 6 juin.
Plus de 300 familles touchées, un milliard d’euros de préjudice… le procès hors norme de la société immobilière Apollonia s’ouvre ce lundi à Marseille devant la 6e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire. Les audiences se tiendront dans la salle des « procès hors norme » sur le site de la caserne du Muy, dans le 3e arrondissement.
Une personne morale, la société aixoise Apollonia et 14 personnes physiques, dont trois notaires et un avocat comparaissent jusqu’au 6 juin pour « escroquerie commise en bande organisée« , « faux et usage de faux », et « exercice illégal de l’activité d’intermédiaire en opérations de banque ». Les fondateurs et ex-dirigeants d’Apollonia sont également jugés.
Près de 300 familles se sont portées partie civile dans ce procès. Nombre d’entre elles, des clients d’Apollonia, accusent la société de les avoir ruinées. Les victimes se trouvent surtout dans la région PACA, mais également en Isère, dans le Nord et en Charente-Maritime.
À la tête de l’entreprise Apollonia, la famille Badache : Jean Badache, Viviane Badache, sa femme et leur fils Benjamin Heysen-Badache. Ils sont arrivés au tribunal tous les trois ensemble, bien après les parties civiles. Après la vérification des personnes présentes par le greffe, l’audience a débuté à 11h avec l’appel des prévenus et des parties civiles.
La présidente Azanie Julien-Rama a souligné « l’épreuve du temps long » aussi bien pour les prévenus que pour les parties civiles : 17 ans entre l’ouverture de l’information judiciaire et le procès, 14 ans d’instruction, un an et demi de recours, un an et demi pour organiser le procès.
Le dossier de l’affaire Apollonia ne compte pas moins de 110 tomes et 120.000 cotes. Pour la présidente, l’essentiel du procès se focalisera pour « examiner le processus commercial qui a poussé un si grand nombre de personnes à porter plainte« .
Dans la salle, beaucoup d’anciens médecins aujourd’hui retraités, avec « des dégâts humains irréparables, des suicides, des décès, des dépressions« , a rapporté à la presse Jean Imbert, vice-président de l’association de victimes créée dans cette affaire qui arrive « enfin » devant la justice, 17 ans après les premières plaintes.
Il y a ainsi plusieurs cas de maisons familiales vendues, de faillites personnelles, de personnes se retrouvant avec le minimum légal, d’enfants contraints de renoncer aux héritages, a-t-il raconté.
Pascale Hoffmann, veuve Cucuz, tient dans ses bras une photo de son mari, aujourd’hui décédé, et de son plus jeune fils, qu’il a à peine connu. Elle est gynécologue-obstétricienne à l’hôpital à Grenoble, lui était médecin généraliste.
La société Apollonia proposait un investissement clé en main et s’occupait de toute la partie administrative. Les acheteurs, en très grande partie aisés, ont été séduits par une promesse de rentabilité exceptionnelle. Cependant, la promesse de rentabilité exceptionnelle a volé en éclats puisque les biens immobiliers ont été surestimés jusqu’à six fois, a écrit l’Association des victimes d’Apollonia.
« C’était vendu comme de l’auto-financement« , a raconté à « ici Azur » Marc-André Guerville, médecin à Nice, et victime d’Apollonia. « Je me suis totalement mis entre les mains d’une équipe qui nous amenait un ‘package’ tout à fait sécurisant, et l’arnaque était là, avec des notaires qui venaient sécuriser toutes les transactions : comment voulez-vous que j’imagine une seconde que les notaires viennent m’escroquer ? » a interrogé cette victime, qui s’est endettée à hauteur de deux millions d’euros.
À Marseille, le professeur de médecine Pierre Michelet a dû hypothéquer son cabinet à cause d’Apollonia. Ce sont « 22 ans de souffrance, de problèmes financiers, de colère, de dépression« , a-t-il dit à « ici Provence ».
Dans cette affaire tentaculaire, qui constitue, selon l’Association des victimes d’Apollonia, le « plus important dossier pénal bancaire de tous les temps« , les personnes poursuivies risquent jusqu’à 10 ans de prison et un million d’euros d’amende, si le chef d’accusation d’escroquerie en bande organisée, le plus lourdement puni, est retenu par les juges.
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L’affaire Apollonia sera jugée à Marseille à partir du lundi 31 mars jusqu’au 6 juin 2025 à la caserne du Muy devant la 6e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire. Un procès hors norme où se retrouveront près de 300 familles victimes et 15 prévenus.
Le procès de l’affaire Apollonia, gigantesque escroquerie immobilière, s’ouvre lundi à Marseille. L’avocat marseillais des principaux accusés annonce son intention de plaider la relaxe. Pour Frédéric Monneret, « Jean Badache était un commercial hors pair, mais pas un escroc ».
Le procès dit de l’affaire Apollonia s’ouvre ce lundi 31 mars et pour 10 semaines devant la 6e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Marseille. Retour sur les mécanismes d’une escroquerie immobilière à près d’un milliard d’euros portant sur plus de 700 victimes.
Il aura fallu six ans d’instruction pour parvenir à la tenue d’un procès suite aux effondrements des immeubles de la rue d’Aubagne le 5 novembre 2018 à Marseille. À partir de ce jeudi 7 novembre 2024, 16 prévenus comparaissent et 87 parties civiles seront représentées pour un procès hors-normes.
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