« 33.000 euros de loyers impayés, un local saccagé, dégradé, des propriétaires à bout : on est à 200 mètres de la place Masséna, et c’est le coup de gueule de Gestion Cassini. »
Voilà commence la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux de cette agence immobilière niçoise.
C’est son patron, Eric Martin, qui fait la visite du lieu.
Contacté, il explique sa démarche : « Je voulais dénoncer des situations qu’on retrouve régulièrement avec des mauvais payeurs qui créent des situations très compliquées. Les procédures durent longtemps, cela immobilise les biens et engendre beaucoup de frais. »
Les images montrent ce qui était il y a encore quelques mois un bar tandis que le professionnel dresse l’inventaire des dégâts : « Climatisation arrachée [ainsi que] les prises, luminaires [et] le tableau électrique, toute la vaisselle cassée, le sol dégoûtant, le bar détérioré, des conserves éventrées au sol. La balustrade [d’une mezzanine] a été saccagée à coups de marteau. »
Tout est consigné dans le procès-verbal établi par huissier, transmis à Nice-Matin, qui mentionne aussi le fait que « l’ensemble du local est sale, des détritus, morceaux de verres jonchent le sol ».
Eric Martin enchaîne et distribue les cartons rouges dans sa vidéo : « Chez Gestion Cassini, on en a marre, on dénonce : y en a marre des locataires qui ne payent pas le loyer, des locataires qui détruisent, des avocats qui demandent systématiquement des renvois alors que leurs clients continuent à exploiter les fonds de commerce et à gagner de l’argent, et y’en a marre des magistrats qui acceptent ces renvois ».
Le professionnel de l’immobilier explique avoir « attendu la fin des élections avant de faire ce petit film car la personne concernée figurait sur une liste ».
Il poursuit : « Ce n’est pas la première, ce ne sera pas la dernière, mais c’est vraiment pénible. Ce locataire a un impayé de loyers de 33.000 euros auxquels il faudra ajouter les frais de procédure, les frais de réparation – j’ai un devis de 12.000 euros pour l’électricité – etc. Soit au moins 50.000 euros. Il a dit à l’huissier qu’il avait fait des travaux… Oui, il a fait poser la balustrade mais pourquoi l’abîmer à coups de masse avant de rendre les lieux ? Au total, le juge finira par nous donner raison mais ces procédures prennent du temps. Or quand le loyer n’est pas versé, c’est aussi un manque à gagner pour l’État car le propriétaire ne paie pas les taxes et impôts afférents. C’est donc un problème aussi pour la collectivité. »
Eric Martin pousse le raisonnement : « Il faudrait davantage de garde-fous pour que les professionnels qui se comportent ainsi ne puissent pas refaire le même coup à un autre endroit de la ville. J’ai entendu dire que le monsieur ici concerné cherchait déjà un autre local dans le Vieux-Nice…»
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