Le centre commercial du centre-ville aurait été mis en vente. Et il aurait même déjà trouvé preneur, un investisseur lyonnais aurait déjà fait une offre.
Altarea Cogedim serait sur le point de se défaire de l’un des trente centres commerciaux dont il a la gestion en France. La galerie des Tanneurs (entre les rues piétonnes et la rue Pierre-Mauroy) était en vente « depuis plusieurs mois » confirme une source commerciale lilloise. Ce serait « déjà fait », indique un autre acteur de l’immobilier lillois.
Selon nos sources, la signature n’est pas encore totalement actée car un délai de purge de deux mois doit être observé avant d’officialiser la vente. Ce délai (durant lequel la mairie peut préempter) arrivera très rapidement à terme.
L’acheteur ? Un investisseur lyonnais aurait fait une offre à Altarea, il s’agirait d’un indépendant, « petit nouveau » dans le monde de l’immobilier commercial, dit-on à Lille, et qui ferait là une arrivée remarquée dans la capitale des Flandres, et plus largement dans la métropole. Il viendrait en effet pour « trois opérations », indique notre source (on pense forcément au Centre Saint-Christophe à Tourcoing et à l’Espace Grand Rue à Roubaix, qui sont aussi gérés par Altarea). La galerie Grand-Place ne serait pas concernée par la vente. Ce nouveau bailleur aurait déjà des projets pour les Tanneurs, que le taux de vacances des cellules (60 %) n’a pas effrayé.
La direction du centre a fait signer cette année une chaîne de restaurants italiens (Vapiano), pour occuper une grande cellule commerciale côté rue des Tanneurs (ex-Maisons du monde, plus les deux cellules commerciales voisines). Le permis de construire pour redessiner l’entrée et créer une terrasse a été obtenu avant l’été.
Les Tanneurs ont plus que jamais besoin de ce second souffle. Les fermetures se sont multipliées ces dernières années, mais des enseignes ont tenu bon : Fnac, Monoprix (malgré des velléités de départs), C&A (malgré le coup de massue infligé par Primark Euralille depuis deux ans), King Jouet (sans concurrents en centre-ville), Rougier & Plé, ou encore l’indépendante Caravansérail. Les autres ont plié bagages par manque de flux et assommés par des loyers élevés. Exemple : environ 28 000 € par mois pour un peu plus de 600 m2. « On n’est pas au niveau de la rue Neuve ou du Vieux-Lille », tempère un agent commercial lillois. Dernier signe « positif » : Tati avait failli signer l’an dernier. Dans l’hyper-centre de Lille et avec un parking, les Tanneurs ont encore des atouts à faire valoir…
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