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Après s’être opposé au projet de son prédécesseur Jean-Claude Gaudin, Benoît Payan a finalement accepté qu’un hôtel s’installe dans l’une des plus célèbres villas de la Corniche. En échange, le maire a obtenu la fin de la privatisation du parc qui l’entoure.
Le Figaro Marseille
Conseiller municipal d’opposition, Benoît Payan en avait fait l’un de ses chevaux de bataille, symbole selon lui des mauvaises décisions du maire de l’époque. En 2018, deux ans avant de rendre son écharpe d’édile de Marseille, Jean-Claude Gaudin avait signé un bail emphytéotique de soixante ans au bénéfice d’un promoteur immobilier, afin de l’autoriser à transformer en hôtel de luxe la villa Valmer, une bâtisse du XIXe siècle plantée au milieu d’un parc éponyme, le long de la Corniche. Le promoteur s’était aussi vu attribuer le droit de privatiser une partie du parc public qui l’entoure. Une décision jugée scandaleuse par Benoît Payan qui avait même saisi les tribunaux pour contester le projet. Au moment des municipales, le Printemps marseillais en avait fait une promesse de campagne, imaginant dans cette villa Valmer une seconde «villa Médicis» en lieu et place de cet hôtel prestigieux.
Arrivé aux commandes de la ville, Benoît Payan avait annoncé vouloir casser le bail emphytéotique, alors que le promoteur avait déjà procédé à des démolitions et des arrachages non prévus par le permis de construire. La situation s’était tendue et le combat s’était prolongé sur le terrain judiciaire. Le promoteur avait saisi le tribunal administratif d’une demande de référé-expertise, et une médiatrice fut nommée pour tenter de trouver une résolution amiable à ce conflit.
«La villa Valmer va pouvoir être réouverte et rendue aux Marseillais», a finalement annoncé ce lundi, lors d’une conférence de presse, Éric Méry, conseiller municipal spécial délégué à la valorisation et la protection du patrimoine municipal. La réalité est toutefois un petit peu plus complexe. Dans le détail, la mairie a obtenu de cette médiation le droit de récupérer les 1600 m² de jardin public que le promoteur pouvait privatiser dans le projet initial, et la transformation du restaurant gastronomique en un restaurant bistronomique pour rendre le lieu plus accessible aux Marseillais.
Le projet d’hôtel de luxe avec piscine est toutefois bel et bien maintenu. Le promoteur s’engage en plus à accueillir une résidence d’artistes 15 jours par an et des événements culturels en lien avec la ville de Marseille jusqu’à cinq fois par an. «Il versera quatre millions d’euros sur la durée d’exploitation pour du soutien à accueillir des événements culturels en lien avec la ville de Marseille», annonce Éric Méry. «Une association de référence dans le domaine culturel sera en charge de la programmation annuelle avec comme prérequis une accessibilité à un public large et la mise en place d’un contenant porteur de diversité et de pluralité», promet la ville dans un communiqué de presse. «Des travaux seront réalisés avec un architecte en chef des monuments historiques à la demande de la ville», ajoute Éric Méry, qui annonce la demande de classement de la villa Valmer au titre des monuments historiques.
Une décision prise au nom de la lenteur de la procédure judiciaire qui s’annonçait. «On sait tous qu’il y avait le risque de se retrouver avec rien du tout, avec la ville devant payer des indemnités et dans un délai assez lointain, résume le conseiller municipal délégué. On avait un projet de villa Valmer avec un hôtel cinq étoiles fermé au public et des passants dans le parc qui ne pouvaient pas passer. On récupère l’entièreté du parc. On a minoré le restaurant qui sera accessible à la plupart des Marseillais. Il y a les choses qu’on veut, et les choses qu’on peut faire dans l’intérêt des Marseillaises et des Marseillais.»
La mairie promet par ailleurs de réaliser des travaux de restauration du jardin pour un montant de 660.000 euros, auxquels s’ajoute un investissement du promoteur immobilier de 75.000 euros. Un avenant à l’actuel bail, liant le promoteur à la ville pour une durée de soixante ans, devrait être signé, pour un loyer annuel de 330.000 euros annuels, avec la redevance variable en fonction du chiffre d’affaires. Un loyer similaire à celui que Jean-Claude Gaudin avait négocié il y a cinq ans. L’ouverture de l’hôtel et du parc dans son intégralité est espérée pour 2026.
À Marseille, la villa Valmer va bel et bien accueillir un hôtel de luxe
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Greg2
le
Un hôtel de  » luxe » nécessite un environnement adapté … un parc privé calme et magnifiquement entretenu et un restaurant à la hauteur qui n’est nécessairement pas accessible à tout le monde.
Ici en recherchant le  » en même temps » c’est l’échec garantie pour le  » scandaleux » projet initial.
philbau
le
Le deal obtenu ( Hotel et accès public au parc ) est gagnant/ gagnant. Un modèle du genre ( déjà fait dans de nombreuses régions)
Lulu2202
le
Combien a-t-il touché personnellement ?
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