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Ce matin de Noël, au pied de l’immeuble Le Ponant, rue Marc et Yvonne Baron dans le quartier du Port Marchand à Toulon, les stigmates de l’incendie dans l’appartement situé au 2e étage de la résidence sociale (1) sont bien visibles. La façade et la cage d’escalier sont noircies par les fumées. Et une odeur de brûlé prend à la gorge depuis l’ascenseur.
« L’appartement a été complètement détruit », témoigne Stéphane Diperi, locataire de l’immeuble et président de l’amicale des locataires Les vents contraires.
Nadia, qui vit sur le même palier que l’appartement incendié, a dû quitter son appartement précipitamment. « On a été évacués par les pompiers. Ça a été très bien coordonné. Mais on a eu peur », raconte cette locataire qui vit ici depuis 8 ans avec ses sept enfants. « En plus il faisait très froid cette nuit; les gamins étaient en pyjama dehors jusqu’à 3h du matin. Et il fallait voir la fumée sortir! », raconte Bernard, locataire depuis plus de 30 ans.
Au milieu de la nuit, les locataires accueillis dans la salle Méditerranée ont pu regagner leurs appartements, après que les sapeurs-pompiers ont contrôlé le taux de dioxygène. Mais au réveil, ce mercredi matin, la psychose gagne. Et certains habitants se posent des questions.
En novembre 2023, l’incendie d’un appartement situé au 3e étage de la résidence voisine La Tramontane avait causé la mort d’une mère et de son fils.
« Les gens ont la psychose depuis les deux morts. On ne sait toujours pas ce qu’il s’est passé. Plus le feu aujourd’hui… On a peur », témoigne une riveraine, qui constate les dégâts en promenant son petit chien. « René est un homme très gentil, serviable et adorable. Il a tout perdu peuchère! », se désole un voisin.
« Est-ce que c’est un problème électrique? Un dysfonctionnement? Nous n’avons toujours pas de réponses à nos questions », interroge Stéphane Diperi. Pour Dany, locataire au 5e étage, « ce n’est pas normal qu’il n’y ait pas au moins un extincteur dans les parties communes ». Le soir du réveillon, son fils, sa belle-fille et ses deux petits-enfants se sont retrouvés à la rue. « Cette nuit tout le monde voulait partir et quitter cet endroit. C’est maudit ici! »
1. Le bailleur social Erilia – Logirem était injoignable ce mercredi 25 décembre.
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