Le territoire maralpin reste attractif aux yeux des investisseurs de l’immobilier. Mais comme le souligne la Fédération des promoteurs de la Côte d’Azur, l’offre est insuffisante, ce qui pèse sur l’économie locale, et pas seulement sur le BTP.
Le feuilleton est documenté depuis plusieurs mois sur Nice-Presse. La crise du logement touche notamment le domaine du BTP, qui n’arrive pas à se relever d’une année 2024 catastrophique. 2025 fut dans la même lignée pour les promoteurs azuréens, qui ont lancé un nouveau cri d’alerte.
Le 1er avril, leur Fédération (FPI06) a partagé ses inquiétudes sur la situation actuelle, d’autant plus que le cycle 2026 n’est pas parti sur de bonnes bases. Aujourd’hui, la production est plus que divisée par deux en comparaison avec la période précédant la pandémie de Covid-19. De 9000 logements par an, nous sommes désormais descendus à 4 200 habitations neuves dans les Alpes-Maritimes.
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La demande est pourtant assez forte. Sur le bassin de Grasse – Cannes – Sophia Antipolis, les besoins sont estimés entre 1 600 et 2 500 biens supplémentaires chaque année. Dans la métropole niçoise, il en faudrait 4 000 de plus d’ici à 2030, « avec des projections pouvant atteindre plus de 2 400 résidences par an selon les scénarios », explique l’organisme.
Forcément, cette diminution drastique de l’activité fragilise la filière. L’édification d’une propriété génère en moyenne deux emplois directs dans le secteur du bâtiment. Sans compter le reste de l’écosystème : gros œuvre, artisans, ameublement…
Et comme elle l’expliquait en février dernier, la FPI06 met l’accent sur l’importance pour les communes de disposer d’une offre adaptée. Dans le cas contraire, l’économie et l’industrie seraient mises à mal, les entreprises rencontrant des difficultés pour recruter en raison des complications pour se loger.
« À défaut, le risque est réel de voir des projets ralentis, déplacés ou abandonnés », préviennent les promoteurs.
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Ils mettent également en avant l’impact financier sur les collectivités. En effet, pour les villes et autres administrations, la construction de maisons ou d’immeubles « constitue une source directe de recettes » par la TVA, les droits de mutation, l’impôt foncier et, pour les résidences secondaires, la taxe d’habitation. Sachant qu’une population plus nombreuse fait aussi vivre l’économie locale, dont les petits commerces.
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Je m’alarme bien plus sur la qualité des constructions qui décline d’année en année, il y a des problèmes majeurs dans beaucoup de biens récents.
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