Longtemps, les acheteurs se sont surtout intéressés aux dépenses de chauffage. Mais avec le réchauffement climatique, la capacité d’un logement à rester frais devient un vrai enjeu de confort et de valorisation du bien.
Même le Diagnostic de performance énergétique (DPE) intègre désormais un indicateur de confort d’été et de l’enveloppe. Celui-ci classe les logements selon trois niveaux : insuffisant, moyen ou bon. L’objectif est d’évaluer leur capacité à limiter naturellement les surchauffes, sans tenir compte d’une éventuelle climatisation. Lors de la visite, pensez d’ores et déjà à demander systématiquement le DPE complet et intéressez-vous à ce nouvel indicateur. Même s’il reste perfectible, il constitue un premier signal d’alerte pour repérer les logements les plus exposés aux surchauffes estivales.
> Lire aussi : Rénovation énergétique : quel impact réel sur la valeur d’un bien ?
À mesure que les épisodes de chaleur se multiplient, les logements capables de rester frais et agréables pourraient donc devenir de plus en plus recherchés. Une exposition plein sud reste appréciée pour sa luminosité, mais elle peut devenir problématique lors des fortes chaleurs. De grandes baies exposées au soleil sans protection extérieure peuvent vite transformer un logement en véritable serre. « Les acquéreurs recherchent encore une exposition sud-est ou sud-ouest. Une exposition plein sud reste attractive uniquement lorsqu’un jardin bien arboré permet de limiter les effets de la chaleur », observe Laury Gauthier, conseillère immobilier Capifrance. Le moyen le plus efficace pour garder un logement frais consiste à empêcher le soleil d’entrer. Volets, stores extérieurs, persiennes ou brise-soleil permettent de limiter fortement les apports de chaleur. À l’inverse, un logement doté de larges surfaces vitrées sans protection risque davantage de surchauffer.
> Lire aussi : Ventilation et qualité de l’air : le grand oublié des rénovations ?
Quant à l’isolation de la maison, elle ne protège pas seulement du froid. Elle ralentit aussi l’entrée de la chaleur en été. N’hésitez pas à demander la date des travaux d’isolation, notamment au niveau de la toiture. « Pour les maisons des années 1930 avec une chambre sous les combles, les acheteurs nous interrogent de plus en plus sur la qualité de l’isolation et globalement le confort d’été », note Laury Gauthier. Une mauvaise isolation des combles peut en effet faire grimper rapidement la température intérieure pendant une canicule.
Enfin, l’environnement immédiat joue également un rôle important. La présence d’arbres, d’espaces verts ou de jardins contribue à rafraîchir l’air ambiant. À l’inverse, les grandes surfaces bétonnées ou les parkings à proximité emmagasinent la chaleur et la restituent en soirée.
Avant de signer, prenez donc le temps d’évaluer aussi le confort d’été : un critère qui pourrait peser de plus en plus dans votre qualité de vie… et dans la valeur de votre bien.
© Rossel & Cie – 2026
Conditions générales d’utilisation – Conditions générales de vente – Mentions Légales – Politique de cookies – Politique de Protection Vie privée – Gérer Utiq