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Source : JT 13h Semaine
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Le 13H
Les passoires thermiques vont-elles revenir sur le marché de la location ? Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé, ce jeudi 23 avril depuis Marseille, un projet de loi sur le logement comprenant des mesures d’allègement des contraintes qui pèsent sur les « passoires énergétiques ». Aujourd’hui, selon la loi, un logement dont la performance énergétique est classée G est déjà interdit à la location, et cela doit être le cas à partir du 1ᵉʳ janvier 2028 pour ceux étiquetés F. Mais le gouvernement veut assouplir cette règle. Concrètement, si son projet de loi est validé, un bien immobilier classé G ou F, et ne pouvant donc pas être loué puisque mal isolé, pourra être remis sur le marché en l’état si son propriétaire s’engage à faire des travaux, dans un délai de trois ans pour une maison, ou cinq ans pour un appartement en copropriété.
À Lille, où se rend une équipe de TF1 dans le reportage visible en tête de cet article, le cas de figure se présente pour un studio dont le propriétaire envisage justement de faire des travaux. « On a la possibilité de le passer en F en refaisant l’isolation par l’intérieur, donc des murs par l’intérieur, le remplacement des huisseries et de la porte d’entrée. Et on a la possibilité de le passer en D si on refait l’isolation par le sol. Mais là, on a fait un devis, et on est à peu près à 36.000 euros pour refaire toute l’isolation« , explique Carla Spina, gestionnaire de biens pour l’agence immobilière « Cytia Descampiaux ». 
Mais qui va contrôler que les travaux sont bel et bien faits ? Aujourd’hui, personne n’a la réponse. « Est-ce qu’il va y avoir des sanctions ? Ça, c’est fort probable parce que sinon ça ne sert à rien. Ce qu’il faut voir également, c’est comment vont être réalisés les travaux quand il y a un locataire qui est dans les lieux. Et s’il faut effectivement changer des fenêtres, des portes, etc., ça peut engendrer des problèmes d’occupation, donc il faudra bien l’avoir en tête également », pointe Emmanuel Desneux, le responsable de l’agence immobilière. 
Ce texte doit permettre d’éviter d’accentuer le manque de logements sur le marché locatif. Mais pour ceux qui en recherchent un en ce moment, louer une passoire thermique est loin d’être une solution idéale. « C’est un gros cadeau empoisonné. Quand c’est mal isolé, quand ce n’est pas pris en charge par le bailleur… J’ai eu ma régularisation d’électricité par exemple, et j’ai eu plus de 1.000 euros de régularisation alors que j’ai un appartement de 70 m² », assure une Lilloise face à notre caméra. 
Remettre des passoires thermiques sur le marché n’est pas non plus forcément du goût des propriétaires. Ils savent qu’un logement mal isolé, donc polluant, ne trouvera pas preneur. « La lettre G ne passe plus du tout aujourd’hui », affirme Charlotte Deparis-Vacherand, gérante de l’agence « Vacherand Immobilier ». De son côté, le président de la Fédération des propriétaires et copropriétaires immobiliers (FDPCI) assure que dans les immeubles parisiens, ‘il est « quasi impossible de faire les travaux nécessaires pour amener des immeubles classés G en E ». 
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Pour autant, dans les agences immobilières, on voit cet assouplissement d’un bon œil. « C’est une bonne nouvelle pour les locataires qui ont du mal à trouver », affirme Sidney Pelletier, directeur des agences immobilières « Guy Hoquet » à Lyon (9e) et Lyon (7e), dans l’autre reportage du JT de TF1 à retrouver ci-dessous. Même son de cloche pour Cédric van Stevendal, maire de Villeurbanne. Sa ville manque cruellement de logements. Alors, pour lui, c’est une bonne mesure, si les loyers sont contrôlés. « Le risque, c’est de se servir de la crise pour permettre à des propriétaires de louer des biens qui ne devraient pas l’être. Je suis tout à fait d’accord pour un choc de l’offre de cette nature-là. Ce dont on a besoin aujourd’hui, c’est de loyers modérés », dit-il. 
L’objectif du gouvernement est que ces nouvelles mesures s’appliquent dès que la loi sera votée, au plus tôt, à l’automne prochain. Aujourd’hui, on compte 453.000 logements mal isolés, classés G donc, en France.
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