Le budget de l’État pour 2026 a été définitivement adopté le lundi 2 février 2026, après le rejet de deux motions de censure à l’Assemblée nationale. Prochaine étape : le texte doit passer le contrôle du Conseil constitutionnel avant promulgation.
Alors que le secteur du logement attend un virage de fond depuis plusieurs mois, le budget 2026 active déjà plusieurs leviers à court terme. Premier pilier : la rénovation énergétique. Avec 3,6 milliards d’euros alloués à MaPrimeRénov’ et la reprise annoncée des aides après l’adoption du budget, l’objectif est de soutenir à la fois des travaux ciblés (chaudière, fenêtres, etc.) et des rénovations globales.
Autre signal fort : le texte entérine une nouvelle mesure fiscale, le dispositif Jeanbrun, ex statut de bailleur privé, pour relancer l’investissement locatif, sous conditions (loyers plafonnés, engagement de location) et avec, à la clé, une mécanique d’amortissements et d’avantages fiscaux.
Côté logement social, le budget desserre l’étau en prévoyant une ponction moins lourde sur les recettes des bailleurs, via une réduction de loyer de solidarité (RLS) revue à la baisse par rapport au projet initial. En parallèle, les organismes HLM devront toutefois contribuer davantage au fonds national d’aides à la pierre (FNAP), instrument central du financement et du pilotage de la production de logements sociaux.
Pour lutter contre la vacance, le texte prévoit aussi la fusion de deux taxes sur les logements vacants (TLV/THLV). L’idée : simplifier le dispositif et donner davantage de marge de manœuvre aux communes, qui pourraient augmenter la taxation jusqu’à deux fois le taux actuel afin d’inciter à remettre sur le marché des biens inoccupés depuis plusieurs années.
Enfin, le gouvernement annonce un plan de relance plus large face à la crise du logement, attendu pour courant février. En clair, le budget pose déjà des premières briques, mais la suite pourrait renforcer certains leviers de relance (construction neuve, simplifications, financement).
Au-delà du logement, le budget 2026 prévoit une trajectoire de finances publiques fixée à 5 % de déficit, dans un compromis qui a ravivé le débat sur la répartition de l’effort entre dépenses et recettes.
Côté entreprises, le texte met clairement l’accent sur les plus grands acteurs : il instaure une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises (recettes attendues 7,3 milliards d’euros en 2026) et revient sur la baisse programmée de la CVAE, avec une recette supplémentaire évoquée d’environ 1,3 milliard d’euros.
Pour les ménages, le gel du barème de l’impôt sur le revenu est finalement abandonné : les tranches seront indexées sur l’inflation en 2026. Autre point sensible écarté : la réforme de l’abattement fiscal des retraités n’a pas été retenue et l’abattement de 10 % est maintenu.
Du côté des hauts revenus, la contribution différentielle (CDHR), créée en 2025, est prolongée, avec la logique d’un taux minimal d’imposition de 20 % au-delà de certains seuils.
Enfin, plusieurs mesures touchent directement la vie quotidienne :
Enfin, sur les grands choix budgétaires, la Défense apparaît comme la grande gagnante, avec une enveloppe revue à la hausse (+6,5 milliards d’euros), pendant que d’autres sont ajustées, avec notamment la baisse de celle du Fonds vert et un recalibrage de celle affectée au programme de financement France 2030.
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Le budget de l’État pour 2026 a été définitivement adopté le lundi 2 février 2026, après le rejet de deux motions de censure à l’Assemblée nationale. Prochaine étape : le texte doit passer le contrôle du Conseil constitutionnel avant promulgation.
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