Soutenez une rédaction professionnelle au service de la Bretagne et des Bretons
Rubriques
Articles
Votre carte de paiement arrive à expiration. Mettez la à jour, afin de continuer à profiter de votre abonnement.
Votre carte de paiement arrive à expiration.
Votre compte n’a pas encore été validé. Afin de bénéficier de l’ensemble des services du Télégramme, pensez à valider votre adresse email depuis l’email que nous vous avons envoyé.
Votre compte n’a pas encore été validé. Afin de bénéficier de l’ensemble des services du Télégramme, pensez à valider votre adresse email depuis l’email que nous vous avons envoyé.
Par Jean Saint-Marc
Une annonce pour un appartement à 2,7 millions d’euros, à Brest, a été mise en ligne jeudi. Rien que sur Le Bon Coin, dix appartements sont en vente à plus d’un million et demi d’euros, en Bretagne.
« Vue rade !!! Prestation unique de très très haut de gamme. » Dans ces annonces, les superlatifs et les points d’exclamation se multiplient. Les zéros aussi, dans la rubrique « prix ».
Sur le site Le Bon Coin, dix appartements sont actuellement en vente pour plus d’un million et demi d’euros en Bretagne. On en trouve aussi sur les sites d’agences spécialisées dans l’immobilier de luxe. Le plus cher, en ce moment, est à Brest : il s’agit d’un appartement de 226 m², mis en vente à 2,7 millions d’euros, soit près de 12 000 euros au mètre carré. Il s’agit du dernier étage surélevé de l’ancien bâtiment de la Caisse d’Épargne, transformé en résidence luxueuse.
À Rennes, un appartement de sept pièces de 242 m², lui aussi au dernier étage d’une résidence neuve, est proposé à 2,55 millions d’euros (10 500 au m²). L’annonce vante une véritable « maison sur le toit », avec terrasse. Dans ces gammes de prix, les appartements sont souvent au dernier étage, parfois en duplex, voire sur trois niveaux, comme cet appartement de 180 m² vendu 1,8 million à Rennes, « avec vue imprenable pour la Vilaine. »
On trouve ce type de biens principalement dans les grandes métropoles et sur le littoral : des appartements à plus d’un million et demi d’euros sont actuellement à vendre au Relecq-Kerhuon, à Roscoff, Crozon, (29), Vannes, Quiberon (56) ou Saint-Malo (35).
« On voit des offres, mais la réalité du marché, en tout cas à Brest, fait que ces appartements ont du mal à partir, les vendeurs doivent souvent réactualiser leurs prix », contextualise Olivier Caër, directeur commercial de Luxior Immobilier. « Il y a une différence entre le prix affiché et le prix de vente, rappelle aussi Gaëtan Anne, agent immobilier qui propose plusieurs biens de ce type dans le secteur de Brest. Pour les primo-accédants comme pour le haut de gamme, le marché est en dents de scie… Et quasi à l’arrêt actuellement ! »
Un agent immobilier estime même qu’il n’y a « quasiment pas de demande au-delà d’un million d’euros. » « Pour le très haut de gamme comme pour les biens classiques, la situation reste fragile, on est loin de l’euphorie », pointe aussi Jérôme Lebrun, président de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) en Bretagne. Il rappelle qu’il s’agit d’un « marché de niche ».
« Le marché du très haut de gamme est aussi impacté que l’ensemble par le ralentissement actuel », confirme Nicolas Bosquet, de la Chambre des notaires de Bretagne. L’instance ne dispose pas de chiffres sur ce marché spécifique, mais Nicolas Bosquet observe « un développement de l’offre ». « On voit de plus en plus d’offres sur l’immobilier haut de gamme parce que souvent, dans les programmes, on fait un seul appartement au dernier étage, quand on en faisait facilement trois auparavant. »
Ces programmes immobiliers ont été lancés avant le ralentissement actuellement observé sur le marché immobilier. Ce qui explique que les prix au mètre carré puissent désormais sembler élevés : « Ces prix dans le neuf sont calculés par rapport au coût de revient des promoteurs, qui ont entrepris les projets au moment où tout allait bien, qui ont acheté cher le foncier, ont utilisé des matériaux chers et ont besoin de vendre cher cet appartement du haut pour financer l’ensemble », décrit Nicolas Bosquet, « un peu perplexe » face à certains prix, pour des biens qui se retrouvent en concurrence avec de belles maisons de ville ou des villas en bord de mer. Et de conclure : « C’est l’acheteur qui dira combien ça vaut vraiment ! »
Ces appartements dépassent le million et demi d’euros en Bretagne : « On voit de plus en plus d’offres sur l’immobilier haut de gamme »
Vous aimez la Bretagne ? Vous allez adorer l’application du Télégramme. Profitez d’une expérience de lecture personnalisée et d’un accès rapide à l’actualité de votre commune.