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L’achat et la vente d’une maison sont des étapes importantes dans une vie en raison, notamment, des sommes en jeu. Pourtant, près des deux tiers des Québécois et des Québécoises jugent leurs connaissances insuffisantes pour bien comprendre une transaction immobilière, selon une étude de Léger Marketing.
L’étude, réalisée à la demande de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), précise qu’il existe des zones de méconnaissance persistante sur des notions clés comme la représentation des acheteurs et des vendeurs, le rôle et la portée des contrats de courtage immobilier et le traitement équitable.
«Mieux comprendre ces zones de méconnaissance nous permet de renforcer nos efforts d’information et de prévention destinés aux consommateurs», a souligné Nadine Lindsay, présidente et cheffe de la direction de l’OACIQ.
Noovo Info a repris les questions de l’étude de Léger Marketing où le taux de mauvaises réponses était le plus élevé, soit plus de 40%. Les voici.
La protection offerte par l’OACIQ, le fonds d’indemnisation et l’assurance responsabilité professionnelle ne s’applique que lors d’une transaction réalisée avec un courtier.
«Ce que vous perdez, si vous ne faites pas affaire avec un courtier immobilier, ce sont des protections en cas de problèmes», a fait savoir Louis Beauchamp, porte-parole de l’OACIQ.
En entrevue avec Noovo Info, M. Beauchamp a expliqué que les erreurs ou les problèmes peuvent être nombreux lors de l’achat ou la vente d’une maison, des erreurs que pourrait prévenir un courtier immobilier.
«Il peut y avoir une erreur au niveau de la promesse d’achat, un problème au niveau de l’inspection, des inclusions ou des exclusions», a-t-il énuméré à titre d’exemples.
Louis Beauchamp précise que les protections découlant de la Loi sur le courtage immobilier couvrent aussi les transactions dans lesquelles il y aurait eu, par exemple, de la fraude ou encore des manoeuvres malhonnêtes.
«Sans la protection de la loi, il faut se tourner vers les tribunaux», a souligné M. Beauchamp.
Au Québec, la rétribution du courtier est le plus souvent payée par le vendeur, qui partage sa commission avec le courtier collaborateur (celui de l’acheteur) lors de la transaction. La commission est généralement incluse dans le prix de vente final.
Il existe tout de même quelques exceptions où l’acheteur pourrait avoir à débourser des frais, notamment lorsque l’acheteur souhaite être représenté pour l’achat d’une propriété vendue directement par le propriétaire (sans courtier).
L’acheteur doit par ailleurs s’attendre à devoir débourser une certaine somme pour d’autres frais qui ne sont pas liés aux services du courtier comme les frais d’inspection et de notaire.
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La «double représentation», soit le fait de représenter le vendeur et l’acheteur simultanément, est interdite par la loi au Québec.
«C’est interdit depuis juin 2022 pour éviter les conflits d’intérêts», a expliqué Louis Beauchamp.
Il existe toutefois l’obligation de traitement équitable en immobilier, et attention, le traitement équitable ne signifie pas que le courtier défend les intérêts des deux parties.
«Le courtier qui représente le vendeur ne peut pas partager des informations stratégiques à l’acheteur. Il doit lui présenter des informations factuelles», a précisé le porte-parole de l’OACIQ.
Les informations factuelles incluent notamment les caractéristiques de la maison (année de construction, superficie du terrain, etc.), l’état de la maison (travaux de rénovation effectués, présence de vices connus, etc.), des informations légales et foncières (comme les servitudes ou le zonage) et les informations sur les taxes foncières.
Selon des données publiées sur le site Internet de Centris, il y a eu 23 312 ventes dans le secteur résidentiel au Québec pour le 1er trimestre de 2026, dont 15 069 ventes visent des maisons unifamiliales et 6105 des copropriétés.
Le volume de ces transactions s’élève à plus de 12,8 M$.
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Toujours selon Centris, le prix médian d’une résidence unifamiliale était de 512 000 $ au 1er trimestre de 2026 alors que le prix médian d’une copropriété s’élevait à 400 000 $.
Évidemment, les chiffres varient énormément d’une région à l’autre au Québec.
Sur l’île de Montréal, le prix médian d’une résidence unifamiliale était de 815 000 $ au 1er trimestre de 2025 alors que le prix était de 493 300 $ pour l’agglomération de Québec, de 523 000 $ dans Lanaudière, 470 000 $ en Estrie, 385 000 $ au Centre-du-Québec et 243 750 $ sur la Côte-Nord.
L’étude de Léger Marketing a été réalisée dans le cadre d’un sondage web mené du 20 au 22 mars 2026 auprès de 1 001 Québécois et Québécoises pouvant s’exprimer en français ou en anglais.
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