« Ça a commencé il y a une quinzaine de jours : des brûlages ont été faits sur le chantier situé sur le terrain de l’ancienne école communale d’Auron. Cela a provoqué d’épaisses fumées noires, parfois plus claires, mais aussi de fortes odeurs de plastique brûlé, de goudron, du genre de celles qui prennent à la gorge», décrit Nicolas Fulconis, le 22 novembre 2025.
Cet habitant a pris photos et vidéos qu’il a transmises à Nice-Matin. Sur l’une d’elles, on peut voir un brasier et de grandes flammes.

L’homme, qui envisage de se présenter à l’élection municipale de 2026, a souhaité alerter : «On ne sait pas ce qu’il se passe mais c’est inquiétant. On a tenté de discuter avec les personnes qui travaillent sur place mais elles ne se sont pas montré coopératives. A la place, elles ont monté des palissades pour qu’on ne puisse plus regarder ce qu’il se passe. Cela ne nous a pas empêché de revoir de la fumée et de sentir ces effluves pestilentiels. La nuit tombe tôt donc si le feu est allumé en fin d’après-midi, on l’aperçoit à peine. En revanche, l’odeur est toujours là. Au-delà de la gêne olfactive, il y a probablement un risque de pollution environnementale.»
Nicolas Fulconis croit savoir qu’«un désamiantage avait été opéré avant le début de la démolition de l’ancienne école».
Le terrain a été vendu par la commune à un promoteur privé pour une opération immobilière.
La maire de Saint-Etienne-de-Tinée, Colette Fabron, est au courant de cette histoire. «Dès que j’ai été informée, j’ai contacté la police rurale qui s’est rendue sur place. Elle a enjoint les responsables du chantier de cesser immédiatement ces brûlages qui ne sont effectivement pas autorisés. Le lendemain, des fumées ont été aperçues. C’est, cette fois, la gendarmerie qui est montée. En fait, c’était juste les braises de la veille. Nous sommes très vigilants quant au respect des règles et je n’hésiterai pas à faire de nouveau appel aux forces de l’ordre pour faire cesser ces nuisances si besoin.»
Il n’est effectivement pas permis de faire brûler des matériaux de déconstruction : ils doivent être triés pour être ensuite envoyés dans les filières de gestion ou de valorisation.
A noter que le promoteur concerné n’a pas pu être joint au moment de la rédaction de cet article, durant le week-end.
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