Accueil / Restaurants – Gastronomie / Dix adresses où faire un mâchon à Lyon
Chez les Frères Barbet, on prend le mâchon au sérieux. « Ce n’est pas une fête organisée », rugit Julien Barbet depuis ses fourneaux oullinois. Alors bien sûr, on peut venir à l’improviste s’attabler dès le matin et croiser du monde, souvent des collègues et ouvriers qui font une pause matinale. On choisit un des plats de la carte (tablier de sapeur, andouillette de chez Braillon…).
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Pour les prévoyants, le chef tatoué peut préparer des saladiers lyonnais en entrée, puis au choix de la tête de veau, langue de bœuf, tétine de vache, foie de veau (on l’adore), suivis d’un fromage. Ne demandez pas de dessert, « dans un vrai mâchon, on n’en mange pas ».
Si vous êtes en manque d’idée, jetez un œil aux réseaux sociaux du chef… On salive rien qu’à les regarder et on regrette cruellement de ne pas avoir de pause plus longue pour y aller tous les midis. En bonus, pour les beaux jours, vous pouvez vous installer en terrasse, sous les platanes, pour vous délecter de la cuisine du chef. 
58 boulevard Émile-Zola, Oullins. 04 78 51 33 92.
Du lundi au vendredi de 7 h à 15 h, jeudi et vendredi de 18 h à minuit, samedi de 7 h à 16 h.
Tarifs. Comptez entre 20 et 25 euros, vin compris. 
Pour avoir le privilège de manger la cuisine de Thomas Perre, il faut prendre sa voiture jusqu’à Rillieux. Mais le voyage en vaut la chandelle. Car c’est un bond dans le temps que propose le Comptoir du Loup Pendu avec son mobilier en formica, ses affiches, réclames et les diplômes du patron placardés sur les murs rouges.
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Si vous venez à l’improviste, vous pourrez planter votre fourchette dès 8 h 30 dans une langue de bœuf, une andouillette de chez Braillon, une fraise de veau au saint-marcellin gratiné (« c’est un peu comme une blanquette de veau avec champignons ou non, de la crème, du saint-marcellin, le tout doré au four » confie Géraldine en salle)… Si vous êtes prévoyant, vous pourrez commencer à 7 h 30. 
1 088 avenue Victor-Hugo, Rillieux-la-Pape. 04 78 88 22 40.
Du lundi au vendredi de 7 h à 19 h, samedi de 7 h à 16 h.
Tarifs. Plat-fromage ou plat-dessert : 25 euros. Pot de beaujolais : 10 euros. 
Cela fait cinq ans que Philippe Moy a repris cet ancien bar de Vaise (anciennement Le Cap) pour y proposer une vraie cuisine de bouchon. Et comme le matin, avec sa brigade, il se prépare pour la centaine de couverts qu’il envoie chaque midi, les casseroles frémissent dès 7 heures.
On peut donc venir sans réservation s’asseoir pour manger absolument tout ce qui est disponible à la carte : os à moelle, tripes à la lyonnaise, quenelle, andouillette de chez Bobosse, rognons, cervelle d’agneau, pâté croûte maison ou tablier de sapeur. Le mot d’ordre c’est la convivialité. Logique, pour ce petit-fils d’épicier.
27 rue de Gorge-de-Loup, Lyon 9e. 04 37 46 56 42.
Du lundi au vendredi de 7 h à 15 h. Mâchon dès 7 h.
Tarifs. Plats à la carte : entrées de 5,90 à 9,90 euros, plats de 10,90 à 22 euros.
En poussant les portes de La Meunière, rue Neuve, 101 ans d’histoire (de cuisine lyonnaise) nous contemplent. Ici les mâchonneurs néophytes peuvent autant s’encanailler que les plus expérimentés. Le maître des lieux depuis 2015, Olivier Canal, leur demande toujours s’ils sont joueurs ou non.
« S’ils sont sages, je leur fais une araignée de cochon, un paleron de bœuf ou une blanquette, lance le chef à l’accent du sud-est et actuel président de l’association Les Bouchons Lyonnais. Sinon je pars dans la triperie. » En guise d’introduction, il pose toujours sur la table une terrine ou ses saladiers lyonnais (museau, lentilles et pieds de veau) avant d’apporter le plat de résistance.
Et pour le bouquet final, une cervelle de canut ou un plateau de fromages. Ça dépend. De quoi me direz-vous ? Ça dépend du vent, du temps, des envies et de l’humeur du chef. Surprise.
11 rue Neuve, Lyon 2e. 04 78 28 62 91.
Du mardi au samedi de 12 h à 13 h 45 et 19 h 30 à 21 h 30 (19 h le samedi). Pour mâchonner : du mardi au samedi à 9 h pétantes.
Tarifs. 30 euros vin compris.
Depuis 2004, c’est Luc Minaire qui est aux commandes de ce véritable bouchon, voisin du musée de l’Imprimerie, précédemment tenu par les trois sœurs Laverrière (qui valut au restaurant le surnom de « six fesses »). On y entre par l’allée, laissant découvrir une traboule (la seule de la Presqu’île datant de la Renaissance).
À l’intérieur, l’ambiance y est chaleureuse, les chaises dépareillées, les nappes à carreaux bien repassées et on écoute religieusement le patron énoncer la carte, avec une attention particulière au saucisson brioché que le chef, boulanger de formation, fait entièrement, de la pâte au saucisson. Pour mâchonner, il faut venir le samedi matin.
Après les trois entrées, on choisit parmi les plats du jour (saucisson brioché, pied de cochon, quenelle, andouillette, joue de bœuf), et on finit par une tarte aux pralines, une crème brûlée ou d’autres douceurs. Si vous aimez l’histoire, et particulièrement celle de Lyon, le chef à l’humeur toujours joyeuse est intarissable.
2 rue des Forces, Lyon 2e. 04 78 37 71 54.
Du mardi au vendredi midi et soir. Mâchon le samedi matin .
Tarifs. 28 euros (minimum : six personnes).
Ce bouchon historique n’a de jurassien que son nom (et le montagneux qu’on peut y boire), mais sa cuisine est bien lyonnaise. Aux fourneaux Brigitte Josserand, et en salle, Benoît, son fils, refusent la monotonie, et ils le disent haut et fort : « On connaît nos classiques. Il faudrait dire à certains de rouvrir les ouvrages dEscoffier ! »
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Alors on peut y manger des œufs cocotte sauce nantua aux écrevisses, du coq au vin de la Mère Josserand, du colvert de chasse française rôti au miel d’oranger et du flan de girolles…  
25 rue Tupin, Lyon 2e. 04 78 42 20 57. 
Du mardi au samedi midi et soir. Mâchon de 9 h à 11 h 15 (quatre personnes minimum).
Tarifs. 28 euros hors boisson.
En été, on y vient aussi pour sa terrasse cachée, et toute l’année, on s’attable pour déguster la cuisine gourmande de Julien Le Guillou. Pour le mâchon, ça se passe au bar ou dans le caveau. En guise d’entrée en matière, le chef propose un assortiment : pieds de cochon, museau, pommes harengs (servis tiède en hiver) ou ris d’agneau ; puis on passe aux choses sérieuses : selon les envies, tête de veau, saucisson lyonnais, tablier de sapeur, ris de veau (avec un supplément).
Pour conclure, une assiette de fromages ou une part de tarte à la praline ou un baba au rhum. Pour finir tout ça, il faut avoir un bon coup de fourchette.
118 rue Bossuet, Lyon 6e. 04 81 65 29 78.
Du lundi au vendredi midi, du mardi au vendredi soir.
Tarifs. 30 euros avec un pot par personne.
« Quand on est franc-mâchon, quiconque passe la porte doit pouvoir s’asseoir et ripailler », lance Maxime Périer qui forme un duo, avec sa mère, Florence, au sourire contagieux. Alors comme le veut la tradition, pas de menu, on commande un gratin d’andouillette (selon nous, l’un des meilleurs de Lyon, tant le lit de pommes de terre sur lequel repose l’andouillette est fondant), une tête de veau croustillante ou un mijoté du jour, suivi d’un fromage.
Et pas de dessert ! Ici on ne badine pas avec les règles. Pour accompagner tout ça, faites confiance à Maxime dont le fin palais a déniché de petites pépites dans les domaines de la vallée du Rhône, mais pas que. 
50 boulevard des Brotteaux, Lyon 6e. 04 78 52 52 61.
Du lundi au mercredi midi, jeudi et vendredi midi et soir. Mâchon à partir de 8 h 30 (sans réservation). Tarifs. Entre 20 et 25 euros.
C’est l’un des bouchons qui a su rester dans son jus (niveau décoration), mais dont le chef, justement, en maîtrise tout l’art (il faut dire qu’Emmanuel Ferra est passé par les cuisines de Bocuse, Larivoire et Jean-Paul Lacombe avant de reprendre en 2002 cette institution lyonnaise, où Jean Moulin a pris son dernier repas).
Dans le respect des traditions, on y mâchonne, et le chef propose aux convives (six minimum) de « se laisser faire » (« sans rien imposer non plus », rassure-t-on en salle): jambon persillé, sabodet, blanquette, bourguignon, joue de bœuf, poule au pot ou pot-au-feu… de beaux classiques, roboratifs.
7 rue du Garet, Lyon 1er. 04 78 28 16 94.
Du lundi au vendredi midi et soir.
Tarifs. 31 euros le mâchon : entrée, plat, fromage, café, vin.
Aujourd’hui, le Poêlon d’Or ne fait plus de mâchon sans réservation, mais préfère en organiser une fois par mois en partenariat avec un vigneron (pour le savoir, guetter les réseaux sociaux du restaurant). C’est d’ailleurs avec l’un de ses domaines fétiches, celui de Franck Chavy, que Yann Lalle en organise un le deuxième jeudi de janvier.
« Ça permet de découvrir le travail d’un vigneron du Beaujolais, raconte cet amoureux de la cuisine lyonnaise. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne part pas d’ici avec la faim. » Sinon, vous pouvez toujours réserver pour en organiser un, le seul critère : rassembler 25 convives.
29 rue des Remparts-d’Ainay, Lyon 2e. 04 78 37 65 60.
Du mardi au samedi midi et soir.
Tarifs. 28 euros par personne. 
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Dans un communiqué publié ce mardi 10 janvier, la CCI

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