Nathan Joubioux pour Le Point
Le marché immobilier français est encore fragile en 2026. Malgré l’assouplissement du diagnostic de performance énergétique (DPE) et une stabilisation des taux de crédits, les propriétaires et futurs propriétaires doivent toujours faire avec un contexte marqué par de fortes incertitudes.
Et cela se ressent dans les chiffres. Selon une étude SeLoger – Meilleurs Agents – Les Échos, publiée ce dimanche 1er février, « la légère décrue des prix entamée en novembre dernier se poursuit en janvier », mais elle reste bien timide.
« En un mois, le prix moyen pour se loger en France s’effrite de 0,1 % à 3 134 euros par mètre carré ». Et l’évolution est de -0,4 % sur trois mois, révèle l’enquête. Malgré tout, elle précise que sur un an, les prix continuent de progresser, à + 1,3 %.
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Cette légère baisse des prix se répercute dans la majeure partie des grandes villes françaises (hors Paris) : les prix ont diminué de 0,2 % par rapport au mois précédent. « Montpellier, Nantes et Lyon poursuivent leur repli, en recul à la fois sur un mois et sur un an », explique l’étude.
En revanche, Bordeaux (+ 0,5 % sur un mois), Lille (+ 0,6 %) et Strasbourg (prix stables) observent une trajectoire différente.
Une évolution à la hausse qui se retrouve aussi dans des villes plus petites. Parmi les 50 plus grandes communes du pays, Quimper, Reims, Dunkerque, Saint-Nazaire, Saint-Étienne, Rouen et Colmar ont toutes vu leur prix augmenter.
Malgré ces quelques exceptions, le marché semble donc caler. Mais la période hivernale est traditionnellement moins propice aux projets immobiliers, confie Alexandra Verlhiac, économiste chez SeLoger et Meilleurs Agents, aux Échos.
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Au quotidien économique, Guillaume Martinaud, président d’Orpi, explique également que les élections municipales, puis la présidentielle de 2027, peuvent avoir un impact sur le marché. « Nous l’avons déjà observé en 2017 avant l’échéance présidentielle. L’incertitude crée de la frilosité », assure-t-il.
La capitale s’est toujours différenciée du reste du pays par son marché immobilier. Car entre les arrondissements bourgeois et les quartiers plus populaires, en prenant bien en compte l’étage, qui fait varier le prix, les écarts tarifaires sont très différents et plus éloignés que jamais.
« Nous sommes aujourd’hui dans un marché à deux vitesses, comme le montre l’écart type au sein de nos transactions : il a progressé de 25 % entre 2022 et 2024 », affirmait, dans nos colonnes, Sébastien Kuperfis, président de Junot, maison spécialisée dans l’immobilier.
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Selon l’étude, le prix moyen d’un appartement ancien dans la capitale est désormais de 9 771 euros par mètre carré. Des écarts qui vont du simple au double, de 15 115 euros le mètre carré dans le 6e arrondissement à 8 306 euros le mètre carré dans le 19e arrondissement, respectivement les quartiers les plus cher et les moins cher de Paris.
Dans une première estimation publiée ce vendredi, le ministère de la Ville et du Logement indique que le nombre de permis de construire accordé l’année passée s’est élevé à 378 222, soit une hausse de 15 % par rapport à l’année précédente. Le niveau des permis accordés reste néanmoins 8,8 % inférieur à la moyenne des cinq années précédentes, est-il précisé.
Le ministère souligne que ces données sont provisoires, le taux de collecte des informations étant partiel : seulement 65,7 % pour les mises en chantier.
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Dans le détail, 132 819 maisons individuelles ont obtenu un permis de construire, un chiffre toujours très bas, précisément 29,1 % en dessous de la moyenne quinquennale.
Le logement collectif a, lui, presque retrouvé le niveau observé de 2019 à 2024, avec 246 403 logements autorisés.
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